Idées italiennes sur quelques tableaux célèbres, par A. Constantin
t/^ ai passé sia: années à Florence, de 1820 d 1826;/y ai copié sur porcelaine quinze tableaux; jusqu’à celle époque on n’avait pas vu de peintures sur porcelaine d’une aussi grande dimension {environ 36 pouces sur 25). Trois étaient destinés à la Manufacture Royale de Sèvres, les autres ont été achetés par S. M. le Roi de Sardaigne, et se voyent à Turin.
J’ai passé sept années à Rome, 1829, 1830, 1831, 1834, 1836, 1839 et 1840.
La Transfiguration, fEcole d’Athènes, la Madonne de Foligno, le Miracle de Bolsène, et enfin la Délivrance de S.' Pierre, de Raphaël, ont été successivement transportés sur porcelaine, et
si ces copies sont loin d’être immortelles comme les originaux, elles sont du moins éternelles.
Les embarras étaient grands; les ouvrages de forte dimension ont été envoyés trois fois à Sèvres pour la cuisson; ceux qui n’avaient que 24 pouces ont été cuits dans des fourneaux que je suis parvenu à établir à Rome.
Voici mon excuse pour oser écrire: J’ai regardé la Transfiguration six fois la semaine pendant un an, et cinq à six heures chaque jour. Sans le vouloir, sans y songer, pour ainsi dire, j’ai fait des remarques, qui à défaut de mérites plus relevés, auxquels je n’ai garde de prétendre, auront peut-être te mérite de la nouveauté pour les personnes qui n’ont pas regardé la Transfiguration pendant 1S60 heures.
Venisk, Juin, I84t).