MADONNA DI (LVSA TEMPI
jamais entièrement, voir les mains d’Angelo Doni et de sa femme ( portraits de la galerie Pitti ).
Le Pérugin est enclin à faire des figures timides, c’est-à-dire glacées par la crainte de l’enfer, et sentant leur néant en présence de la Divinité.
Les personnages mâles des fresques encore si brillantes de la Sacristie de Sienne ouvrage du Pinturicchio, autre élève du Pérugin, semblent souvent pouvoir appartenir à la garde d’un Serrail.
Raphaël âgé de 16 ans aidait le Pinturicchio, et les aimables habitans de Sienne prétendent qu’il a tout fait f). (*)
(*) Leur préteation est fondée sur un dessin de Raphaël portant le Nuni.° 5, donc disent-ils, Raphaël avait fait les quatre premiers; logique d’antiquaire. Raphaël dessinait i>cut-étrc la fresque du cinquième compartiment. On dirait ces fresques peintes d’hier. Cette Sacristie a encore les trois grâces antiques si singulières là , et un charmant tombeau de Tciierani. Etudiez les dessins du pavé de l’Eglise, et diverses fresqure par la ville. Ecole gaie.
POETRAIT DE LÉON X.
Je ne puis voir ici d’autre défaut que le manque de perspective de la table : elle tomberait sur le spectateur; tout le reste est de la plus haute beauté. Ce portrait est un chef-d’œuvre de dessin et de coloris.
Raphaël a sû rendre admirablement le haut rang des personnages , sans les faire poser comme Vandyck. Celui-ci peignait des vanités du Nord d’ordinaire un peu chargées dans leurs gestes, et cherchant des attitudes propres à rappeller leur rang aux personnes présentes. Raphaël ayant à rendre l’habitude des respects universels, a osé conserver le naturel.
(^hez ce Pape, fds d’un grand Prince et
Cardinal a ii ans, l’habitude de l’obéissance