‹ Idées italiennes sur quelques tableaux célèbres, par A. ConstantinChapitre 57 sur 89 · B0 SAN PIETRO IN MONTORIO · texte numérisé non relu

B0 SAN PIETRO IN MONTORIO

Le résultat n’a pas entièrement répondu à l’espoir de rivaliser avec les fresques de Raphaël que l’on prête à Michel-Ang’e ; mais le monde y a gagné de superbes ouvrages tels que la Résurrection de Lazare qui est à Londres, et la Visitation du Musée de Paris.

La Flagellation est d’un dessein vigoureux , l’action des personnages est remplie de vérité et d’énergie, les figures sont d’un beau modelé. On pourrait désirer plus d’expression et plus d’éclat dans le coloris, toutefois cette fresque ayant beaucoup souffert, et ce qui est pis ayant été retouchée, il est impossible de deviner ce qu’elle fut au moment où Sébastien la livra aux regards du public.

Vue admirable du perron de cette Eglise qui domine Rome et la campagne, du cêté de S.' Paul. Dans la cour voisine petit temple de Rramante bien lourd, et dans l’Eglise quelques bonnes statues de marbre blanc couchées sur des tombeaux.

Trinité des Monts.

La Descente de Croix de Daniel de Volterre.

Elle était fort admirée il y a cinquante ans. Michel-Ange, dit-on, donna le dessein de cet ouvrage à Daniel son élève.

Ce tableau fut habilement caché à Rome en 1798, et sût éviter le voyage en France. 11 a été transporté sur toile. Cette opération lui a peut-être été fatale ; car l’on ne conçoit guère aujourd’hui qu’on le mit sur la ligne de la Trans- Oguration et de la Communion de S.' Jérôme.

Daniel de Volterre peignit aussi la coupole de cette Eglise ; c’est l’Assomption de la Vierge. La Trinité dei Monti renferme beaucoup d’autres peintures intéressantes; si je ne m’étais prescrit de ne mentionner aucun peintre vivant, j’appellerais l’attention sur le S.' Pierre qui reçoit les clefs, de M. Ingres, ouvrage du plus haut style, et admirable d’expression.

s.' ('.h 41 U.es des Caiinari.

ks»ei jolie façade. Tombeau de M. Gherardo de Rossi, bon poète comique et homme d’esprit, extrême vérité de ses comédies.

On va dans cette Eglise à cause des Pendentifs du Dominiquin, qui ne sont pas de ses meilleurs ouvrages. Toutefois quelle gloire aurait un peintre qui n’eut laissé que ces Pendentifs !

S.‘ Louis des Français.

Eglise bâtie en 1610, par Marie de Médicis; elle a la nef étroite d^ Eglises gothiques, ee <pii fait pattvrelr et non hardiesse.

Beaux marbres de l’intérieur, mauvaise façade, et plates statues de cette façade.

Ce qui fait entrer à S.‘ Louis c’est la seconde Chapelle à droite où se trouve l’histoire de S.“ Cécile du Oomhnquin. Qudle naïveté de composition, quelle justesse dans l’expression des figures ! Je regrette que le Dominiquin n’ait

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