‹ Idées italiennes sur quelques tableaux célèbres, par A. ConstantinChapitre 75 sur 89 · LE PARNASSE · texte numérisé non relu

LE PARNASSE

Ij 6 Maratle a restauré le Mont Parnasse, et fort mal.

Le groupe à la gauche de l’Apollon, n’a presque pas souffert sous les coups de ce peintre de cour. Toutes les anciennes fentes du crépi ont été garnies de retouches à la détrempe, ce qui affadit l’ensemble du tableau. Du reste, malgré les outrages de la médiocrité, les figures ont ce beau sérieux Tun des grands cbarmes de Raphaël, voyez la tête d’Ovide.

Dieu sait les grimaces d’enthousiasme que les Cavalier d’Arpin, les Solimène, les Batoni, et autres mauvais peintres admirés de leur vivant, eussent placées dans un tel sujet ! Cela s’appelle du feu. Ces Parnasses rappellent ce mot de la femme d’un poète glorieux: — Mon ami, fais donc tes yeux de génie.

L’Incendie du Borgo.

L’Incendie du Borgo est célèbre à cause des groupes charmans placés dans le lointain , tout près de la fenêtre où apparait le Pape S.' Léon. Rien au monde n’est plus gracieux, plus grave, plus Raphaëlesque. C’est là une terrible critique de la grâce des keapsakes anglais qui veulent être aristocratiques et sérieux.

Les figures de Raphaël ont l’àme noble et non pas un rang élevé.

Tout le monde connaît cette admirable figure portant un vase d’airain sur la tête, et appellant au secours. Elle est de la main de Raphaël ; cherchez là toul-à-fait à la droite du spectateur contre la bordure.

Ici l’on reconnaît bien l’imitation de Michel-Ange, le style fort de ce grand homme

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