‹ Idées italiennes sur quelques tableaux célèbres, par A. ConstantinChapitre 85 sur 89 · CHAPITRE VINGT-DEUXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE VINGT-DEUXIÈME

Encore de Raphaël.

Je ne sais si le lecteur me permettra d’ajouter deux ou trois pages à une notice déjà trop longue, et que je croyais d’abord, devoir à peine arriver à une centaine de pages. Je cède à la tentation de placer ici quelques détails sur Raphaël peut-être peu connus en France.

Marc-Antoine Michiel, un Vénitien, se trouvait à Rome, le 11 .Avril 1520; il écrivit une lettre qui existe encore, à Antoine Marsili à Venise.

D’abord il parle d’une pierre posée sur quatre colonnes dans l’Eglise de S.‘ Jean, et qui

344 ENCORE DE RAPILVÊL.

marque la véritable taille de J. C. personne n’a

cette taille tout juste. Puis il ajoute :

« Le Vendredi Saint sur le soir, à 3 heures (environ 9 heures et trois quarts, le 6 Avril), mourut l’aimable et excellent peintre Raphaël d’Urbin. Il s’occupait d’un ouvrage sur les édifices antiques de Rome. Il eut donné le plan des ruines, la description du local, et môme une vue de la façade, quand il aurait pû la deviner d’après les livres des anciens. Le deuil a été grand. La mort est venue enlever ce jeune maître le jour môme anniversaire de sa naissance. Le Pape lui-méme a été profondément touché de la perte qui menaçait Rome, et pendant les quinze jours qu’a duré sa maladie, a envoyé dix fois le visiter et lui donner courage. Pensez à ce qu’ont du faire les Seigneurs de la Cour! Et comme ces jours-ci le Palais du Pape (au Vatican) a menacé ruine, de façon que S. S. a été obligée d’aller habiter l’appartement de Monseigneur de Cibo, il se trouve force gens qui dLsent que ce n’est pas le poid des portiques superposés qui a causé cet acci-

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