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ENVERGURE

est légèrement voûté; 2, quand la voûte est plus accentuée; 3, quand elle est très prononcée. Les chiffres 4 et 5 ne sont employés qu'exceptionnellement; 6,7, etc., ne peuvent convenir qu'à des bossus.

12. — L'opérateur en s'exerçant lui-même devant une toise à observer la diminution de taille qu'il produit en se voûtant plus ou moins, arrivera rapidement à une détermination suffisamment rigoureuse de ces indices.

13. — Ainsi la notation: taille, 1 m. 65.4 — voûte: 3, s'applique à un homme voûté auquel la toise donne une hauteur de 1 m. 65, mais qui, en d'autres circonstances, dans sa jeunesse ou en bonne santé, alors qu'il se tenait droit, ou voulait se tenir droit, aurait eu 3 centimètres de plus, soit 1 m. 68 à quelques millimètres près.

L'exemple suivant, au contraire : taille, 1 m. 68.2 — voûte, » (la rubrique voûte étant suivie de guillemets), s'applique à un homme se tenant suffisamment droit qui (les autres renseignements concordant), pourrait être le même que celui de l'exemple précédent.

14. — Ainsi l'observation de la voûte se relève à Vœil, sans l'aide ni de toise ni de décimètre. C'est un chiffre toujours centimétrique qui est transmis à l'employé chargé de faire les recherches dans la collection centrale, à titre d'indication, pour le prévenir que l'approximation ordinaire pourrait ne pas avoir été atteinte.

15. — Lorsqu'il y a lieu de soupçonner que la voûte est occasionnée volontairement par des manoeuvres frauduleuses du sujet, on en fait suivre la rubrique, sur la formule signalétique, des lettres *r, abréviation de tricherie ou de tromperie. On signale de la même façon les tentatives analogues dont les reins et la cambrure du dos sont quelquefois le siège.

16. — Approximation. En tenant compte des corrections portées A LA rubrique VOUTE, il y a commencement de faute de l'opérateur lorsque la divergence en dessus ou en dessous du chiffre vrai atteint 7 millimètres, et faute lourde lorsque l'écart dépasse 15 millimètres.

SECTIOIV B

Mensuration de l'envergure (PI. 6)

17. — L'envergure est la plus grande longueur quepuissent atteindre les bras étendus horizontalement en croix. Il est procédé à sa mensuration aussitôt après celle de la taille, sans avoir presque à déplacer le suj et.

Premier temps.

18. — Le sujet, restaut adossé au mur, est invité à étentlve les hvas en croix.

L'opérateur, faisant face à la graduation murale, les lui maintient dans cette posii>sT. siGJV. a

18 l''^ PARTIE — OBSERVATIONS ANTHROPOMETRIQUES

lion en l'engageant, si nécessaire, à se déplacer soit à droite, soit à gauche d'une

quantité suffisante pour que l'extrémité du médius vienne buter contre le tasseau

d'origine.

Pour ce faire il lui suffira généralement de dire en montrant ce tasseau : Teuilles toucher là, en ajoutant, aussitôt le contact obtenu : Écartem

itii jjeii les jatihltes, mettez vous à l'aise.

Cette dernière prescription a pour but de corriger la torsion que les sujets, croyant bien faire, ne manquent presque jamais d'exercer sur leurs hanches pour atteindre le tasseau fixe sans écarter ni déplacer leurs jambes, de la position prise précédemment pour la mensuration de la taille.

Or, l'envergure ne saurait être relevée exactement que si le sujet, campé bien d'aplomb sur ses jambes, offre des épaules horizontales.

Deuxième et dernier temps.

19. — Aussitôt ces conditions réalisées, l'opérateur, par un coup d'oeil jeté rapidement de gauche à droite, vériûe une dernière fois :

1° Si l'extrémité du médius droit de son sujet n'a pas perdu l'adhérence avec le tasseau ; et 2" si de cette extrémité à celle du côté opposé tous les centres articulaires des poignets, bras et épaules, sont sur une même droite horizontale ; puis, assurant l'immobilité et l'adhérence des bras de son sujet par une légère pression contre le mur (voir PI. 6), il lit l'indication de la graduation.

Remarques relatives à la mensuration de V envergure.

20. — Les divergences dont la mensuration de l'envergure est susceptible doivent être compensées autant que possible par l'indication de la voûte de la grande envergure., interprétée de la même manière que pour la taille et notée au moyen des signes v- i, v- 2, v. 3, etc. que l'on inscrit sur la fiche signalétique à la suite du résultat de sa mensuration.

On a souvent lieu d'appliquer cette correction chez les individus qui ont eu les articulations des bras raidies par suite de rhumatismes, de rachitisme, etc.

Il faut veiller chez les sujets de cette catégorie à ce que les poignets collent autant que possible au mur gradué.

21 . — Par analogie avec les prescriptions du paragraphe 15, relatives à la voûte de la taille, toutes les fois qu'il y a lieu de supposer que l'extension incomplète des bras est le fait d'une manœuvre de lapai't du sujet, on remplace le signe v. par les lettres #»•. (tromperie).

22. — Devant une personne qui déclare ne pouvoir ouvrir les bras, le rôle du mensurateur ne consiste pas à découvrir s'il y a vraiment incapacité. Il mesure le plus grand écartement des bras tel qu'il se présente, quand bien même, par suite de la luxation ou de l'amputation de l'un d'eux, la grande envergure se réduirait à la longueur d'un seul bras ajoutée à la largeur des épaules. Mais il a soin d'expli-

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