NUANCE DE LA BARBE ET DES CHEVEUX
68. — En résumé, les formules descriptives des couleurs de l'iris se composent de quatre lignes :
1'' numéro de classe;
2° auréole: forme, nuance et ton de la pigmentation;
3" périphérie : proportionnalité de la surface couverte, nuance et ton;
4" particularités et anomalies de l'œil.
4 — 3 Exemple: c. cJi. m.
i. V. cl.
i° Les numéros de classe expriment par leur chiffre unique, double ou quelquefois triple le degré de certitude de l'observation.
g° La description de l'auréole, quand la forme en est relevée, commence par l'une des lettres ti. c. ou r.; vient ensuite l'indication obligatoire de la pigmentation : i>àie, j. or, eh, mnr- suivie elle-même des lettres ci. m. f.
3" La périphérie dans les trois premières classes est «^„ *, ou m-a, plus ou moins vera, avec ou sans pigment, le tout suivi des lettres çl. m- ou/? A partir de la 4^ classe, il est rare que l'on n'ait pas lieu de mentionner également dans la périphérie la présence de pigment. soit j., soit or, A la 7^ classe la nuance est uniformément mar. de Tauréole à la périphérie, et la ligne de cette dernière ne contient plus que le signe i€i. Nous retrouvons une disposition analogue dans les yeux impigmentés de lai'''' classe quand, l'iris étant uniformément bleu, l'auréole dépourvue de filaments pâles ne peut être distinguée de la zone périphérique: l'emplacement de l'auréole absente est représenté alors par un tiret ( — ) et les lettres as. i. ou ara. figurent seules en 3'= ligue. (Comparer à ce point de vue les rubriques irisiennes de la colonne A avec celles de la colonne B.)
4" La 4^ ligne, celle des particularités, reste inoccupée dans la grande majorité des cas.
SECTION B
Notation de la nuai^ce de la barbe et des cheveux
69. — Les différentes nuances de la barbe et des cheveux se rangent en série plus aisément encore que les couleurs d'yeux.
70. — Les deux termes opposés de l'échelle sont, d'un côté le blond très clair, et de l'autre le noir pjur, que l'on pourrait désigner par l'expression noir plume de corbeau. Entre ces deux extrêmes s'intercalent par gradations successives tous les tons du châtain. La gamme complète se succède dans l'ordre suivant, les cheveu? rou^f mis à part :
( hlotul-alhinos et hlontl très clair ^
blond clair; et quelquefois blond-sale clair ou
blond { blond filasse \
hlontl moyen; hlonfl foncé; { châtain clair; chcitdin. . . J cJuîtain moyen; { châtain foncé; châtain-noir ^ noir pur.
71. — Il importe de distinguer le noir pur, ou noir plume de corbeau, du châtai7i noir qui correspond dans notre pays à la généralité des cheveux vulgairement qualifiés de noirs tout court ou de bruns.
Le 7ioir pur est assez rare en France; il est par contre la couleur classique des cheveux de l'Espagnol.
Châtain foncé conserve son acception usuelle. Les cheveux de cette nuance, sans être châtain noir, approchent assez de cette teinte pour pouvoir donner lieu à confusion, notamment à la lumière artificielle.
Châtain moyen et châtain clair descendent chacun d'un échelon.
La distinction entre châtain clair et blond foncé est délicate. C'est ainsi que Ton est souvent amené à qualifier, chez une femme, de blond foncé la même nuance que, chez un homme, on aurait qualifiée de châtain clair.
Blond moyen et blond clair se passent de définition.
L'expression blond très clair sera employée quelquefois pour la désignation des blonds exceptionnels des populations du nord de l'Europe. Mentionnons également le blond albinos qui est un cas pathologique.
72. — Les barbes et les cheveux roux qui ne sauraient trouver place dans la série ci-dessus, se désignent suivant leur nuance par les expressions :
rouoc-acajou COU roux vif) clair, moyen OU foncé; ronx-hlontl idem ;
roux-châtain idem ;
73. — On évitera l'expression de roux-feu qui pourrait être lue roux foncé.
74. — Dans les combinaisons du roux, soit avec le blond, soit avec le châtain, l'observateur dispose de la ressource de souligner ou de mettre entre parenthèses l'un des deux termes composants, suivant la prédominance de l'une ou l'autre nuance, par analogie avec les prescriptions similaires relatives à la couleur des yeux (voir page 49, §42).
75. — Enfin à chacune des catégories précédentes peut être ajouté le qualificatif grisonnant, également susceptible de soulignement et de parenthèses, pour exprimer le mélange, en proportions diverses, des poils blancs et colorés.