REILLE SCHEMATIQUE
Bordure ABC DE décomposée en partie Originelle AB, Supérieure BC, Postérieure CD et inférieure DE.
Lohule E FGH considéré sous le rapport lignes pOUCtuécS : la fOSSCtte navidu contour EF, de l'adhérence à la joue F H, du modelé G et do sa Dimension.
Anlilragus HI examiné au point de vue de son inclinaison, de son i)rofil, de son degré de renversement et de sa Dimension.
Plis internes séparés en branches inférieure I K, supérieure K L, et médiane K M.
culaire en avant des lettres D et G, et la fossette digitale au-dessus de la lettre M.
58. — Remarquons que l'ordre d'énumération que nous venons de suivre et qui est celui observé sur les fiches signalétiques, savoir: bordure, lobe, antitragus &i pli, permettrait de dessiner les multiples contours de l'oreille sans avoir, pour ainsi dire, à lever la plume, en partant du point A (Fig. 27), pour finir au point M (en supposant que l'on omette le tragus et que l'on revienne d'un pas en arrière pour la branche supérieure de l'anthélix).
Ce trajet est indiqué sur notre figure par l'ordre alphabétique des lettres capitales qui séparent chacune des sous-divisions, dont nous allons faire l'énumération en .en décrivant les variations morphologiques les plus caractéristiques (1).
(1) Disons ici une fois pour toutes que, dans cette énumération, les dénominations des parties décomposées seront imprimées en lettres italiques, à l'exception de leur lettre initiale reproduite sur la fiche anthropométrique pour indiquer l'emplacement de la réponse, laquelle initiale se distinguera du reste du mot par son cai'actèi-e plus épais.
Conformément à la règle générale exposée dans la note de la page 58, ces lettres initiales sont elles-mêmes de formes rniiniseule oa ma/useule, suivant que la réponse nécessite une sériation spéciale de qualificatifs, ou doit être formulée au moyen de 1 un des termes de dimensions petit, moyen o\\ grand. Les petits chilfres maigres
59. — I. La BORDURE peut être décomposée en trois portions: (i> le sillon d'origine AB, (-Ua portion antérosvpérieiire BG et (■') la vostérieure G D E.
Ghacune de ces divisions peut varier indépendamment en dimension, c'est-à-dire être lietite, moyenne ou grande (voir PI. 52, n°= 1, 2 et 3). Il arrive même assez fréquemment que la portion Originelle AB manque complètement. On exprime cette particularité par le mot nul, tandis que l'absence absolue de la portion Supérieure B G et de \2i Postérieure GD E devra être relevée au moyen du terme plus figuratif de liiat. D'autres fois la portion Postérieure est plus développée que la Supérieure (PI. 52, n° 9), ou c'est l'inverse (PL 55, n° 6). Enfin nous verrons à la partie LOBE, que la partie finale DE de la bordure postérieure est quelquefois exagérée au point de se continuer à travers le lobe jusque contre la joue (PL 58, n° 9).
60. — Rien de plus caractéristique que les irrégularités de contour, élargissements ou diminutions, que présente, d'une partie à la suivante, cette espèce de gouttière que nous appelons la bordure de l'oreille. Elles sont exprimées sur nos fiches par l'alternance des qualificatifs de dimension adjoints à la rubrique. Ainsi la BORDURE du n° 6 de la planche 52 sera représentée ainsi: Originelle-moyenne, Supérieure-grantie, Postérieure-petite; celle du n° 12 qui est égale et régulière sera notée : Originelle-petite, Supérieure-granae, Postérieure-grtintie ; tandis que celle si caractéristique du n° 9 sera exprimée par les adjectifs alternés : Originelle-moyenne, Supérieurenulle, Postérieure-très grande.
61. — Aux qualificatifs de dimension on ajoute'^), mais pour la partie postérieure de la bordure seulement, l'indication du degré de son ouverture. On en distingue trois degrés : la forme ouverte, la forme interméiliaire et la forme à la fois fermée et adhérente. La première, représentée par le n° 10 de la planche 52, se passe de définition. La forme adhérente est caractérisée par ce fait que la peau de la bordure, au lieu de recouvrir finement le creux du cartilage, y forme un bourrelet charnu qui, vu de loin, pourrait paraître creux, mais qu'un examen plus attentif fait reconnaître plein et formé par deux peaux qui apparaissent collées l'une contre l'autre, pour peu qu'on y porte la main. La bordure de l'oreille n" 12 appartient à cette forme.
(')> (")' (')» Gtc, placés entre parenthèses, indiquent l'ordination de chaque rubrique initiale sur la fiche.
Les mots mêmes à inscrire en réponse aux rubriques sont imprimés en caractères italiques gras, suivant la règle observée dans ce volume. Ils ont été choisis de telle sorte qu'ils peuvent être enregistrés au moyen de leur seule lettre initiale visà-vis chaque rubrique correspondante qui, avons-nous dit, est représentée elle-même sur la fiche par une simple initiale.
En cas d'iiésitation sur le terme convenable, répondre, comme pour les numéros d'yeux, en réunissant par un trait d'union les deux initiales possibles, la plus probable exi avant.
70 2' PARTIE — REXSEIGXEMEXTS DESCRIPTIFS
62. — II. Le LOBE ou lobule (PI, 53) doit être considéré sous trois rapports :
ïj Le contour de son bord libre E F, qui peut se terminer en pointe descenaante, et coUée le lon,<? de la joue, ou en équetre, ou enân en ellipsoïde arrondi; cette dernière forme est subdivisée à son tour en deux, suivant que l'ellipsoïde est encore partiellement adhérent (contour itttertnéciiaire), OU en est complètement séparé par un espace libre (contour à golfe).
2) Le degré à' adhérence à la joue F H, laquelle peut être tellement complète, que la peau du lobe se réunisse à celle de la joue sans former à leur point de jonction le moindre sillon, la moindre ride, ce qui est exprimé par le moi fomiu; ou partiellement séparé, ce qu'on exprime par le mot intennéiiiaire ; ou enfin en être complètement »ei>rt»-c par un sillon arrondi formé par la peau même du lobe. — L'adhérence d'un lobe à contour golfe est naturellement toujours séparé.
2) Le modelé de sa surface antéro-externe G, laquelle peut être traversée par le prolongement de l'hélix, unie ou en éminencG mamelonnée,
A) La 'Dimension en hauteur, laquelle peut être petite^ moyenne ou grantle.
63. — III. Xi'ANTITRAGUS (PI. 54) présente une ligne générale de direction dont ;
ij Vinclinaison peut varier de Viiorisontaiité (la tête étant supposée dans sa situation normale) à une obliquité de 45°, en passant par une inclinaison interHiéiHtiire.
2) Par rapport à cette ligne figurée sur le dessin de la page G8 par un pointillé HI, l'antitragus peut se -profiler en ligne à {con)cavité supérieure, forme très rare (PI. 56, n° 10), ou rectiiigne, ou légèrement sinueuse, ce qu'on exprime par interméaiaire, ou franchement saillante.
3) Enfin l'antitragus, et notamment son extrémité libre, doit être considéré sous le rapport de son degré de renversement en avant, d'où les trois qualificatifs sériés : versé, intcnnéaiaire et droit. Les cas intermédiaires sont naturellement de beaucoup les plus nombreux. En absence d'antitragus, répondre à la rubrique du renversement par un tiret ( — ).
A) Toutes les questions de forme mises à part, l'antitragus peut varier encore sous le rapport de sa Jiimension absolue, petite, moyenne, OU grande.
64. —IV. Le PLI, ou repli de Vaiithélix (PL 5.5), est décomposé en trois parties que nous allons analyser dans l'ordre où elles se présentent à l'observateur, dont le regard remonte au-dessus de l'antitragus, savoir :
65. — Vinférieure I K, Elle n'est envisagée que sous le rapport du degré d'inclinaison, ou de torsion, que présente la totalité de ce que
l'on pourrait appeler la bande postéro-inférieure de l'oreille DEKI, comprise entre les parties homologues du repli et de sa bordure.
En pratique, la méthode de description est basée sur le degré de saillie du repli IK par rapport à une droite idéale horizontale qui, partant de la face antérieure du tragus, irait, d'avant en arrière, EFFLEURER la partie postéro-antérieure de l'oreille.
66. — Devront être notés comme plis inférieurs (con)cCT«es, les replis assez effacés pour que la tangente en question, partant du tragus et se dirigeant horizontalement vers le derrière de la tête, soit rejetée en avant de l'anthélix par la saillie plus considérable de la bordure postérieure (PI. 55, n" 1).
Dans le pli inférieur intermédiaire, la tangente partant du tragus effleurera à la fois les deux sillons anthélix et bordure (Ib., n" 2).
Dans le pli dit {(ion)vcjce la tangente horizontale touche le sillon inférieur de l'anthélix seul, laissant la bordure correspondante à un ou plusieurs millimètres en arrière du côté de l'occiput (Ib., n° 3).
Ainsi donc, c'est moins la branche inférieure de l'anthélix que l'on examine sous cette rubrique, que la. forme générale que présenterait une COUPE horizontale be l'oreille au niveau du tragus.
67. — Les employés anthropom êtres du service d'identification de • la Préfecture de police de Paris se servent, pour distinguer la sé-
riation tripartite ci-dessus, d'un petit instrument qu'il est facile de confectionner soi-même, et que l'on peut, au besoin, remplacer par un porte-plume ou n'importe quelle tige rigide. L'instrument se compose, en effet, uniquement d'un gros fil de laiton rectiligne, de 2 millimètres de diamètre, d'une longueur de 10 centimètres, portant à 4 millimètres de son extrémité un petit butoir de 4 millimètres de haut, formé d'un fll d'un diamètre moitié plus petit, soudé perpendiculairement au premier.
Fig. 28. — Tige directrice pour oreille.
G8. — Le mensurateur, tenant horizontalement son instrument de la main gauche, en cale l'extrémité contre le tragus du sujet, le butoir tourné du côté du conduit auditif, et eu amène la tige jusqu'à ce qu'elle effleure la bande cartilagineuse DEKI sans la dépxùmer en quoi que ce soit. Il est évident qu'avec cet instrument, comme avec la droite idéale dont nous avons parlé précédemment, le contact se fait et ne peut se faire que de trois façons : 1° par la bordure seule (le pli est dit alors cave) ; 2° à la fois par la bordure et Tanthéli-Y (le pli est dit intermédiaire) ou 3° par l'anthélix seul (ce qui constitue la forme dite convexe).
69, — La deuxième partie du PLi est la branche Supérieure \ihq\xi se trouve au-dessus de la première. Elle est qualifiée de nulle,
effacée, interméaiaii'e OU accentuée Suivant Tépaisseur et la Saillie plus ou moins arrondie que présente cette élévation (l).
70. — La branche KM, dite médiane ou originelle de Vanihélix, est rarement caractéristique. — Voir aux jjar/ic?^tori7es, page 76, § 96, les cas à signaler.
Fig. 29. — La. forme du pli inférieur est décelée sur ces figures par la direction
de la petite bande d'ombre projeté par la lige directrice :
K° I — LA. TIGE est contiguë à l'ombre projetée sur le bord de l'oreille et en est séparée
par un millimètre de blanc sur le pli interne (ombre et pli à forme cave). N° 2 — L'ombre est projetée en droite ligne sur les deux parties parallèlement et tout
contre LA tige directrice (ombre et pli à forme intermédiaire). N° 3 — LA TIGE touche l'ombre sur le pli interne et s'en sépare brusfjuement sur la bordure externe (ombre et pli à forme convexe),
- 71. — FORME GÉNÉRALE. — La sériation des qualificatifs cijoints répond suffisamment aux besoins de la description :
^ tt'ianaulaire } -, } rectangiilairel " «*'«^« " ronde.
72. — Les formes triangidaire et rectangulaire sont placées dans cette énumération, l'une au-dessus de l'autre pour indiquer qu'elles peuvent facilement être confondues, soit l'une avec l'autre, soit avec leur contiguë, la forme ovale, celle qu'on rencontre le plus fréquemment.
73. — Il est évident que l'indication de la forme générale de l'oreille ne saurait être qu'une conséquence plus ou moins directe des variations moi;pliologiques déjà signalées. C'est ainsi que la forme triangulaire résulte généralement de la présence d'un lobe descendant combiné, ou avec la bordure aplatie, ou avec le contour supéropostérieur d'éqtierre dont il sera parlé plus loin. Pourtant la présence concomitante de ces qualificatifs ( lobe descendant et contour équerre) ne saurait être regardée comme impliquant nécessaireiuent la forme si caractéristique de triangulaire, de sorte que la mention de cette dernière sera toujours un complément d'indication utile. De
(1) On notera, au moyen d'un renvoi aux particularités, les cas assez rares où le pli superleur se bifurque lui-mènie en deux ou trois t)ranches.
même la forme rectangulaire ne s'observe pas sans un développement anormal du lobe dans le sens horizontal. Quant à la forme ronde, elle résulte souvent de l'écartement supérieur du pavillon combiné avec un lobe de petite dimension et tiré en avant.
74. — L'ÉCARTEMENT DU PAVILLON (PI, 55) est en relation inverse avec l'accentuation des plis de l'anthélix. Moins ces derniers sont développés, c'est-à-dire plus ils sont mousses et effacés, plus l'oreille est écai^tée du derrière du crâne. Inversement l'oreille collée ne va pas sans une certaine exagération du pli inférieur et surtout du supérieur.
75. — Néanmoins, vu le rôle important joué par l'écartement de l'oreille dans la physionomie de face, il a semblé nécessaire d'en noter le degré et les modes directement, abstraction faite des conclusions que le degré d'accentuation des replis intérieurs permettait déjà d'en déduire.
76. — L'ensemble du pavillon, en y comprenant le lobe, peut être uniformément écartt^ du derrière de la tête, d'où la forme appelée péfioncuiée. D'autres fois l'écartement est surtout notable dans la partie supérieure, OU jtostérieure, OU même inférieure du pavillon ; il a alors pour siège le lobe qui revêt une forme toute particulière (Ib., n° 12). Inversement, l'ensemble du pavillon, ou une partie seulement, peut être collé aux côtés de la tête. La forme collée supérietireinent et écartée inférieuretnent est très caractéristique.
77. — Lorsque l'écartement ne paraît exagéré, ni dans un sens, ni dans l'autre, apostiller d'une paire de guillemets (») la rubrique y relative.
Particularités de Voreille (PI. 57 et 58).
78. — Elles peuvent se référer: I à la bordure; II au lobe; III aux tragus, antitragus Qi conque; lY au. pli supérieur ; Y à diverses /bssetles, incisures et dépressions et VI au mode d'insertion de l'organe considéré dans son ensemble.
79. — I. Particularités de la bordure. Le point indiqué sur la figure 27 par la lettre C, dont l'emplacement correspond approximativement à la jonction de la partie supérieure de la bordure avec sa partie postérieure, est fréquemment le siège d'un petit développement cartilagineux supplémentaire très caractéristique, signalé en premier par l'illustre naturaliste anglais Darwin, d'où le qualificatif dxrwinien donné à cette particularité. On y distingue les variétés suivantes que nous ordonnons d'après leur degré d'extension :
i° la simple nodosité, appelée nodosité aanvinienne, caractérisée
7't 2° PARTIE — RENSEIGNEMENTS DESCRIPTIFS
par une callosité du cartilage quelquefois plus perceptible au toucher qu'à la vue (PI. 57, n" 1) ;
2** Véiarylssement tiarwiiiien (U)., r\.° 2), reconnaissable à une légère boursouflure mousse de la bordure, apparente à l'œil, mais exactement délimitée au point G (car l'élargissement de la bordure généralisé à toute une partie ne devrait pas être mentionné aux particularités, mais bien à la rubrique spéciale relative à la dimension de la bordure) ;
3* la saillie iiarwinienne désigne un accroissement de matière assez prononcé pour prendre le contour pointu d'une arête ou d'une dent de scie, à large base; c'est la forme la plus fréquente.
A^ le tubercxiie darwinien vise une protubérance cartilagineuse très accentuée, ronde et isolée, et plus ou moins blanche et nacrée, tellement la peau qui la recouvre est amincie. Cette particularité s'observe rarement et ne se rencontre guère que sur les oreilles à bordure grande et fermée.
80. — Le même point ou ses environs peuvent être le siège d'une anomalie par insuffisance qui souvent d'ailleurs se combine avec la présence de la saillie darwinienne. On l'enregistre au moyen de l'une des formules suivantes; écUancrure ae la borilure supéro-posté<riettre, OU plus simplement &o»'tiM»'e échancrée (même planche, n° 5),
81. — La bordure échancrée est souvent associée avec un changement de direction brusque de la bordure postérieure par rapport à la supérieure. Généralement il est assez difficile de délimiter ces deux bordures qui se succèdent l'une à l'autre en formant un contour arrondi. Sur les oreilles dont nous allons nous occuper, au contraire, la bordure supérieure devient plus ou moins rectiligne et horizontale, et même quelquefois ascendante, tandis que la postérieure s'en sépare franchement en prenant d'emblée une direction verticale ; il en résulte que le contour du haut et du derrière de l'oreille, au lieu de dessiner un arc de cercle, se profile suivant un angle droit et quelquefois même aigu, si la bordure supérieure est ascendante au lieu d'être horizontale.
82. — Ce genre d'oreille très caractéristique, qui rappelle l'oreille des faunes de la mythologie grecque, sera qualifié de contour liosterasupérietir en éqtierre, si l'angle est plus OU moins droit, et de contour supérieur OU j^ostéro-stipé rieur à angle aigu si la direction ascendante de la bordure supérieure rend le profil plus aigu, plus pointu (comparer les n°^ 6, 7 et 8 de la planche 57).
83. — ■ L'oreille à contour iiostéro-supêrieur aigu (n° 7) se distingue de celle à contour aniéro-siqjërieur également aigu (n° 8) en ce que sur la dernière la pointe du contour est située beaucoup plus près de la joue,
84. — Enfin on qualifie de hlcoutiées {deux fois coudées) les
oreilles dont la bordure, courbée d'équerre une première fois du côté de la joue, se rejoint à angle droit avec la bordure postérieure (n°9).
85. — Le contour de l'oreille ne peut être l'objet de comparaison ou de description certaines que sur des pliotographies prises dans une même position et surtout de profil. — C'est ainsi que l'on peut voir, n°^ 11 et 12 de la planche 57, un agrandissement photographique de la même oreille, i" d'après une pose de profil et 2° d'après une pose de face. La première image montre clairement que l'oreille en question est dotée d'un contour supérieur, circulaire et régulier, tandis que la seule Image de face aurait pu laisser supposer qu'il devait être à angle aigu.
86. — Signalons encore la boranre froissée, qui ne s'observe que sur les oreilles fortement ourlées où elle se combine souvent avec le contour supérieur aigît (voir n° 10)-, la honiuve déchiquetée, irréauiière, gelée (c'est-à-dire offrant des cicatrices d'anciennes engelures); enfin une partie de la bordure (spécifier laquelle) peut être eoui^^e, «in îJîe*<fe à la suite d'accident, de rixe, etc.
87. ^11. Particularités du lohe. Le lobe est souvent i'e»-c«? pour le port de boucles d'oreilles. Ces dernières amènent quelquefois, surtout chez les femmes, une section complète verticale du lobule, ce que l'on exprime par lohe fendtc.
88. ^ A défaut du sillon plus ou moins creux qui traverse, une fois sur trois, toute la largeur du lobe et auquel répond la rubrique du modelé du lobe, on observe parfois une espèce de petite fossette en forme de virgule qui, partant du bord adhérant à la joue, va mourir en travers du lobe quelques millimètres plus loin, ce que l'on exprime par lohe à fossette (Ib., n° 13).
89. — Enfin, l'inclinaison générale du lobe donnera quelquefois lieu à des remarques intéressantes. C'est ainsi que l'on notera les cas bien tranchés d inclinaison ohlique-inteme OU oblique-eacterne et les cas de torsion nntérietire du lobe (PI. 57, n°' 14, 15 et 16).
90. — 111. Particularités du tragus, de Vantitragus et de la conclue. Le tragus présente quelquefois deux tubercules au lieu d'une saillie unique, d'où rexpi>ession trayns bifurqué dont il a déjà été parlé paragraphe 54 (voir PI. 58, n° 1).
91. — Parfois l'antitragus se fusionne avec l'origine de la bordure, qu'en pareil cas il est plus court et plus exact d'appeler hélix, à l'aide d'un sillon supplémentaire qui traverse la conque, dont la cavité se trouve ainsi partiellement comblée, ce que l'on exprime au moyen de la formule; antitrtigus fusionné avec hélix.
92. — Cette anomalie s'observe souvent avec la conque partiellement repoussée, d'où les diverses formules: conqtte repoussée arrière antitragus, conque liartiellement (OU entièrement^ repoussée, etc. (PI. 58, n"^ 2 et 3; voir également PL 32, n° 7).
76 2° PARTIE — RENSEIGNEMEXTS DESCRIPTIFS
93. — On veillera à ne pas confondre la conque repoussée avec la conque simplement traversée par l'exagération du sillon originel de riiëlix, qui va alors se joindre au pli inférieur en arrière de Tantitragus (voir PI. 56, n° 12).
94. — Signalons, à l'occasion de la conque: la conque très large, et la conque très haute. — Cette dernière particularité ne va pas sans un grand intervalle entre les deux sillons originels contigus de l'hélix et de l'antliélix.
95. • — Enfin il y aura lieu quelquefois de noter les cas bien tranchés où le sillon originel de l'anthèlix serait remarquablement soit horizontal, soit oblique.
96. — Le sillon originel de Vhélix est toujours situé juste au-dessus du canal auditif; c'est de toutes les parties de l'oreille celle dont l'emplacement change le moins. Toute variation de la conque en hauteur se traduit donc par une variation concomitante dans l'intervalle des deux sillons originels, particularité qu'il est parfois avantageux d'exprimer directement, d'où les formules : sillons originels tie ruéUx et ae Vanthélioc eo»ifififits(P1.57, n° 13) OU largement séparés (Ib., n° 14).
97. — [V. Particulxrités du pli supérieur (PI. 58, w^ 5, 6, 7 et 8). Nous avons déjà eu l'occasion, en parlant du degré d'accenluaiion des REPLIS, de mentionner en note (page 72) l'existence du pli supérieur à cZo?^&Ze, triple ou quadruple branche; c'est là une remarque très signalétique. Il faut veiller à ne pas la confondre avec V hématome, terme médical servant à désigner les espèces de boursouflures indurées qui remplissent, partiellement, une ou plusieurs des cavités de l'oreille et qui résultent de la résorption d'abcès. On rencontre cette particularité fréquemment sur les oreilles des lutteurs professionnels.
98. — V. Remarques diverses. La fossette digitale ne fera l'objet d'une remarque que pour les cas rares où elle serait très accentuée, et où elle attirerait les regards par la netteté de ses bords taillés pour ainsi dire à pic.
99. — La. fosselte naviculaire manque forcément sur les oreilles à bordure postérieure plate (Ib., n" 10). Cette particularité ne fera l'objet d'une mention que lorsque la description de ces parties pourra laisser quelques doutes sur les déductions à en tirer au point de vue de la fosse.
100. — Nous appelons fissure post-tragienne (1) le petit sillon vertical qui, après avoir séparé sur beaucoup d'oreilles l'antitragus du repli ascendant de l'anthèlix, descend de là, lorsqu'il est très accentué, rejoindre l'extrémité de la fosse naviculaire (Ib.jU"!!). Quoique ces fissures post-tragiennes «cce«*ie^es Soient presque nécessairement
(1) Par abréviation, en place de posi-aiitiiragienne.
accompagnées, sinon provoquées par un antitragus à profil saillant, la mention' de cette particularité complétera utilement la description de l'oreille surtout pour la rédaction dn jwrlrait parlé.
101. — Ne pas confondre la fissure post-tragienne avec le canal intertragien qui s'observe sur toutes les oreilles, en avant du conduit auditif entre les deux tragus et dont la forme est en corrélation directe avec celle de l'antitragus (comparer à ce point de vue les n°^ 13 et 14 de la planclie 58). On aura quelquefois à noter les cas de canal intertvagieit ti'ès étroit (Ib.^ n" 12).
102. — VI. Implantation anormale de Voreîlle. On rencontre quelquefois des oreilles dont toute la moitié supérieure a été repoussée en arrière et la moitié inférieure, et notamment le lobule, projetée en avant. Cette particularité est exprimée au moyen de la formule : inseftiou oblique antérieure ilu pavillon ; Finverse est qualifié de: insertion verticale ilu pavillon (Ib., n"^ 14 et 15).
h) Récapitulation des formes caractéristiques de l'oreille à signaler en tout état de cause (PI. 56).
103.— BORDURE. L'origine de la bordure AB (1) quand elle est très accentuée, forme un sillon supplémentaire très caractéristique, qui traverse complètement la concavité de la conque dont elle fait deux dépressions séparées. On relève cette anomalie en inscrivant à la suite de l'initiale 0 les lettres fray. (PL 56, n» 12).
104. — Les parties de la bordure, BC Supérieure et G DE Postérieure, constituent un caractère signalétique digne d'être noté, quand elles sont ou très petites, ou même plates (Ib., no^ 1 et 3), ou très inégalement développées l'une par rapport à l'autre comme sur le n° 9. On exprime ces particularités en inscrivant le mot plut (abréviation d'aplati), ou *. p. (abréviation de très petit), à la suite des initiales correspondant aux parties absentes ou simplement très peu développées de la bordure, et les lettres *. g. (abréviation de très grand), à la suite de celles qui auraient un développement anormal. La bordure à la fois granrie et aiihérente dans toutes ses parties est également caractéristique(Ib., n°^ 2 et 4).
105. — LOBE. Le lobe doit être considéré successivement sous le rapport de son contour, de son modelé et de ses Bimensions. Du contour on note la forme descendante, aesc. (PI. 56, n° 5), et le contour à golfe, gf. (Ib., n» 6). Le modelé de la surface du lobe est caracté-
(1) Sauf avis spécial, se reporter à la figure 27 pour la délimitation des parties désignées par les lettres majuscules AB, BC, etc. On remarqueraquelesabréviations des anomalies données ci-après sont formées d'après les règles usuellement suivies en pareille matière, tandis que précédemment pour la description plus complète nous avions recommandé l'emploi de la seule initiale du mot, afin, dans les cas embarrassants, de se ménager l'emplacement nécessaire pour la juxtaposition de deux iuitiales.
ristique, lorsqu'il est profondément traversé, trv., par un sillon en creux ou lorsqu'il forme une émine)ice mamelonnée em. bien prononcée (PI. 58, n°8 13 et 14). En fait de dimension du lobe, il va de soi qu'on ne notera que les extrêmes: très petits et très ffrautis. En cas d'absence complète du lobe, la rubrique D sera apostillée du mot nul.
106. — ANTITRAGUS. S'attacher spécialement, en ce qui regarde l'antitragus, à V inclin aisoyi horizontale de la ligne H 1, aux formes caves OU reetiiianes de son pro/ll et à son versement en dehors de l'oreille. Dans les cas assez fréquents de Vabsence ou du très faible développement de l'antitragus, répondre à la rubrique de la dimension par le mot nul (PL 56, m^ 9, 10 et 11).
107. — PLI. Le pli inférieur à coupe horizontale concave sera distingué de celui à coupe cont^ea^e à Vœil, sans l'aide d'instrument, mais en s'inspirant de la même méthode d'observation prescrite pour la description intégrale. Ainsi on n'appliquera le qualificatif cave qu'en cas d'oreilles manifestement creuses dans leur moitié inférieure, et celui de vexe qu'en cas d'oreilles déprimées et collées fortement contre les côtés de la tête, de telle sorte que la bordure postérieure de l'organe cesse d'être visible sur les photographies de face (Ib., m^ 13 et 14).
108. — Quant au pli supérieur, il ne fera l'objet d'une mention que dans les cas, soit d'absence complète, soit de développement exagéré. Ses particularités de conformation n'auront guère à intervenir que pour déterminer la différence entre deux oreilles plus ou moins semblables dans leurs autres parties. — Comparer à ce point de vue les n™ 15 et 16 de la planche 58.
109. ~ PARTICULARITÉS. Les prescriptions relatives à Vécartementet aux particularités de l'oreille sont les mêmes, qu'il s'agisse de la description intégrale ou de la description abrégée. Comme pour les autres rubriques, on ne s'attachera alors qu'aux formes nettement caractérisées.
SECTION D
Notation de la corpulence
110. — La corpulence vise le volume général du corps, proportionnellement à la taille. Elle doit être appréciée sous le rapport de la largeur des épaules et de la ceinture (ou tour du ventre).
111. — On répond à chacune de ces deux points de vue par l'un des termes de la série type: petit, moyen ou grand.
Le degré de largeur des épaules est inscrit à la suite de la rubrique carrure immédiatement après les lettres Z"" (abréviation du mot largeur). — En ce qui regarde l'inclinaison des épaules (lettres r de la fiche), voir page 100, §§ IIG et 117.
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CHAPITEE III
Caractères morphologiques ne faisant pas l'objet de rubriques spéciales sur la fiche signalétique
(traits caractéristiques complémentaires).
A. Traits complémentaires du profil. — B. Traits complémentaires
DE LA face. —