‹ Identification anthropométriqueChapitre 82 sur 126 · VI. — Vhahillement · texte numérisé non relu

VI. — Vhahillement

146. — La tenue est-elle soignée ou négligée, propre, sale, ou même repoussante ? Les vêtements sont-ils neufs ou vieux ? Semblentils avoir été faits sur mesure, achetés chez un confectionneur, ou décrochés chez un fripier? Paraissent-ils de fabrication française? Yat-il des marques de tailleur ou autres indications du même genre sur les pattes, les doublures, les boutons, les boucles, etc.? Le sujet examiné porte-t-il des chaussettes, se sert-il de mouchoirs, de ca-

leçons, etc.? A-t-il une chemise à col empesé, droit ou rabattu? Son linge est-il marqué et de quelles lettres, etc. ? Quelle est la forme et la qualité de son chapeau et de ses souliers? Est-il porteur d'ustensiles divers et notamment de ceux que l'on trouve sur presque tous les vagabonds professionnels, savoir: la glace de poche, la savonnette, le peigne, etc.

147. — Toutes ces constatations et beaucoup d'autres du même genre, qui se rattachent évidemment au signalement, sont d'une grande importance pour l'établissement des conclusions qu'il nous reste à formuler dans le paragraphe suivant.

YII. — impression générale et présomptions relatives à l'état social.

148. —Nous désignons par ces termes le sentiment plus ou moins vague que nous laissent la vue d'un individu et l'échange de quelques paroles avec lui. Son signalement physique, la taille exceptée, y entre pour très peu. Ce jugement instinctif résulte de l'ensemble des caractères si fugaces que nous venons d'analyser dans les pages précédentes : les rides, le teint, les jeux de physionomie, le maintien, la rapidité de la parole, l'accent, le ton, les fautes ou la prétention outrée du langage, la façon de saluer, de se moucher, de cracher, de fumer, de manger, et enfin le soin, l'élégance et la qualité de l'habillement, etc.

149. — Autrement dit, Vimpression générale est la conséquence directe de la race, de la nationalité et des antécédents sociaux: éducation, instruction, profession. De là son grand intérêt signalétique-, de là aussi la facilité plus grande de la définir en remontant à ses causes.

150. — Ainsi on peut souvent distinguer, sans trop savoir pourquoi, l'habitant de la ville et celui de la campagne, l'ouvrier, le simple manouvrier, le camelot, l'ancien commis de magasin, le marin, le militaire, le maquignon, le déclassé et les différentes sortes de détenus professionnels : vagabond, mendiant, voleur, teneur de jeux de hasard, souteneur, pédéraste, fauteur de rébellion, etc.

151. — Toutes ces indications n'étant que des suppositions, elles devront toujours être formulées dans la colonne des renseignements divers sous une forme dubitative : a rappfirence a'un garçon (le ferme, iViin ilv classé ; imraît avoir l'habitude île la vie île prison, etc.

152. — Lorsqu'il s'agira plus spécialement d'un ouvrier de la ville, l'examen des durillons et marques professionnels par un médecin légiste permettra souvent de confirmer, et quelquefois même de découvrir, le genre de métier exercé parle sujet.

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