FORUE OÉNÉRAI.E. — La sériation des qualificatifs ci
Ints répond sufBsamment aux besoins de la description :
^ triangulaitv ,
* ( t^etangulalre]
- amie — ronae.
72. — Les formes triangulaire et rectangulaire sont placées dans cette énumération, Tune au-dessus de l'autre pour indiquer qu'elles peuvent facilement être confondues, soit l'une avec l'autre, soit avec leur contigué, la forme ovale, celle qu'oa rencontre le plus fréquemment.
73. — Il est évident que l'indication de la forme générale de l'oreille ne saurait être qu'une conséquence plus ou moins directe des variations morphologiques déjà signalées. C'est ainsi que la lorme triangulaire résulte généralement de la présence d'un lohe descendant combiné, ou avec la bordure aplatie, ou avec le contour supéroposlérieur d'équerre dont il sera parlé plus loin. Pourtant la présence concomitante de ces qualificatifs { lohe descendant et contour équerre) ne saurait être regardée comme impliquant nécessairement la forme si caractéristique de triangulaire, de sorte que la mention de cette dernière sera toujours un complément d'indication utile. De
is asseï rare* ob
OREILI.E 73
même la fDrme rectangulaire ne s'observe pas sang un développement anormal du lobe dans le sens horizontal. Quant à la forme ronde, elle résulte souvent de Técartement supérieur du pavillon combiné avec un lobe de petite dimension et tiré en avant.
74. — L'ÉCARTEMENT DU PAVILLON (PI. 55) est en relation inverse avec Taccentuation des plis de Tanthélix. Moins ces derniers sont développés, c'est-à-dire plus ils sont mousses et effacés, plus l'oreille est écartée du derrière du crâno. Inversement l'oreille collée ne va pas sans une certaine exagération du pli inférieur et surtout du supérieur.
75. — Néanmoins, vu le rôle important joué par l'écartement de Foreille dans la physionomie de face, il a semblé nécessaire d'en noter le degré et les modes nmECTEMENT, abstraction faite des conclusions que le degré d'accentuation des replis intérieurs permettait d^à d'en déduire.
76. — L'ensemble du pavillon, en y comprenant le lobe, peut être uniformément écarté, du derrière de la tête, d'où la forme appelée pééianeuiée. D'autres fois l'écartement est surtout notable dans la partie aupérieure, ou postérieure, OU même inférieure du pavillon ; il a alors pour siège le lobe qui revêt une forme toute particulière (Ib., n»12). Inversement, l'ensemble du pavillon, ou une partie seulement, peut être eoiié aux côtés de la tête. La forme collée mupérieurement et écartée inférieure ment est très caractéristique.
77. — Lorsque l'écartement ne paraît exagéré, ni dans un sens, ni dans l'autre, apostiller d'une paire de guillemets (») la rubrique y relative»
Particularités de Voreille (PI. 57 et 58).
78. — Elles peuvent se référer: I à la bordure; II au lobe; III aux tfHigus^ antitragus et conque ; IV au pli supérieur ; V a diverses /bssettesy incisures et dépressions et VI au mode d'insertion de l'organe considéré dans son ensemble.
79. — L Particularités de la bordure. Le point indiqué sur la figure 27 par la lettre C, dont l'emplacement correspond approximativement à la jonction de la partie supérieure de la bordure avec sa partie postérieure, est fréquemment le siège d'un petit développement cartilagineux supplémentaire très caractéristique, signalé en premier par l'illustre naturaliste anglais Darwin, d'où le qualificatif darwinien donné à cette particularité. On y distingue les variétés suivantes que nous ordonnons d'après leur degré d'extension :
1® la simple nodosité, appelée noUosité aartvinienne, caractérisée
par une callosité du oartilage quelquefois plus perceptible au toucher qu*à la vue (PL 57, n« 1) ;
2f^ Vélargiaaement darwinien (Ih., n<^ 2), reconnaissable à une légère boursouflure mousse de la bordure, apparente à l'œil, mais eiactement délimitée au point G (car Télargissement de la bordure généralisé à toute une partie ne devrait pas être mentionné aux particularités^ mais bien à la rubrique spéciale relative à la dimension de la bordure) ;
3^ la aaiuie darwinienne désigne un accroissement de matière assez prononcé pour prendre le contour pointu d'une arête ou d'une dent de scie, à large base; c'est la forme la plus fréquente.
4*^ le tubercule darwinien vise une protubérance cartilagineuse très accentuée, ronde et isolée, et plus ou moins blanche et nacrée, tellement la peau qui la recouvre est amincie. Cette particularité s'observe rarement et ne se rencontre guère que sur les oreilles à bordure grande et fermée.
80. — Le môme point ou ses environs peuvent être le siège d'une anomalie par insuffisance qui souvent d'ailleurs se combine avec la présence de la saillie darwinienne. On l'enregistre au moyen de Tune
des formules suivantes : éehanerure de la bordure supéro-pomté* rieure, OU plus simplement bordure éehanerée (môme planche, n« 5).
81. — La bordure éehanerée est souvent associée avec un changement de direction brusque de la bordure postérieui'e par rapport à la supérieure. Généralement il est assez difficile de délimiter ces deux bordures qui se succèdent l'une à l'autre en formant un contour arrondi. Sur les oreilles dont nous allons nous occuper, au contraire, la bordure supérieure devient plus ou moins rectiligne et horizontale, .et même quelquefois ascendante, tandis que la postérieure s'en sépare franchement en prenant d'emblée une direction verticale ; il en résulte, que le contour du haut et du derrière de l'oreille, au lieu de dessiner un arc de cercle, se profile suivant un angle droit et quelquefois même aigu, si la bordure supérieure est ascendante au lieu d'être horizontale.
82. — Ce genre d'oreille très caractéristique, qui rappelle l'oreille des faunes de la mythologie grecque, sera qualifié de contour poBtéron supérieur en équerre. Si l'angle est plus OU moins droit, et de contour supérieur OU postéro^supérieur à, angle aigu si la direction ascendante de la bordure supérieure rend le profil plus aigu, plus pointu (comparer les n'*» 6, 7 et 8 de la planche 57).
83. — L'oreille à contour ^ostéTo-supérieur aigu (n*» 7) se distingue de celle à contour ^JiXéTo^upérieur également aigu (n® 8) en ce que sur la dernière la pointe du contour est située beaucoup plus près de la joue.
84. — Enfin on qualifie de bieoudées {deuso fols coudées) les
oreilles dont la bordure, courbée d'ôquerre une première fols du côté de la Joue, se rejoint à angle droit avec la bordure postérieure (n*»9).
85. — Le contour de l'oreille ne peut être l'objet do comparaison ou de description certaines que sur des photographies prises dans une même position et surtout de profil. — C'est ainsi que Ton peut voir, n^ 11 et 12 de la planche 57, un agrandissement photographique de la même oreille, 1* d'après une pose de profil et 2» d'après une pose de face. La première image montre clairement que l'oreille en question est dotée d'un contour supérieur, circulaire et régulier, tandis que la seule image de face aurait pu laisser supposer qu'il devait être à angle aigu,
86. — Signalons encore la horaure fraisaée, qui ne s'observe que sur les oreilles fortement ourlées où elle se combine souvent avec le contour supérieur aigu (voir n^ 10); la horaure aé^hiquetée, irré0uiiëre, gelée (c'est-à-dire olTrant des cicatrices d'anciennes engelures); enfin une partie de la bordure (spécifier laquelle) peut être eeupée^ mmputée à la suite d'accident, de rixe, etc.
87. — n. Particularités du lohe. Le lobe est souvent i>crc^ pour le port de boucles d'omlles. Ces dernières amènent quelquefois, surtout chez les femmes, une section complète verticale du lobule, ce que Ton exprime par lobe fendu.
88. — A défaut du sillon plus ou moins creux qui traverse, une fois sur trois, toute la largeur du lobe et auquel répond la rubrique du modelé du lobe, on observe parfois une espèce de petite fossette en forme de virgule qui, partant du bord adhérant à la joue, va mourir en travers du lobe quelques millimètres plus loin, ce que l'on exprime par lobe à fossette (Ib., n^ 13).
80. — Enfin, l'inclinaison générale du lobe donnera quelquefois lieu à des remarques intéressantes. C'est ainsi que l'on notera les cas bien
tranchés d^ineHnainon oblique»interne ou oblique-externe et les
cas de torsion antérieure du lobe (PI. 57, n*" ii, 15 et 16).
90. —^ III. Particularités du tragus, de Vantitragus et de la conque. Le tragus présente quelquefois deux tubercules au lieu d'une saillie unique, d'où l'expression tragua bifurqué dont il a déjà été parlé paragraphe 54 (voir PI. 58, n° 1).
91. — Parfois l'antitragus se fusionne avec l'origine de la bordure, qu'en pareil cas il est plus court et plus exact d'appeler hélix, à Taide d'un sillon supplémentaire qui traverse la conque, dont la cavité se trouve ainsi partiellement comblée, ce que l'on exprime au moyen de la formule : antitragus fusionné avec hélix.
9â. — Cette anomalie s'observe souvent avec la conque partiellement repoussée, d'où les diverses formules: conque repouasée arrière antitragus, conque partiellement (OU entièrement) repoussée,
ete. (PI. 58, n*- 2 et 3; voir également PI. 82, n» 7).
76 3i* PARTIE — REXSEIGXE3IEXTS DESCRIPTIFS
î<3. — On veillera à ne pas confondre la conque repoussée avec la Cfrnque nimplernent travei*8ée par Texa^ération du sillon originel de rh^'lix, qui va alors se joindre au pli inférieur en arrière de Tantitragas (voir PL 56, n*» 12).
94. — Signalons, àroccasion de la conque: la conque trhs lurge, et la eonquc très haute. — Cette dernière particularité ne va pas sans un grand intervalle entre les deux sillons originels contigus de rhélix et de Tanthélix.
i^y. — Enfin il y aura lieu quelquefois de noter les cas bien tranchés où le sillon originel de Tanthélix serait remarquablement soit horizontal, soit oblique.
96. — Le sillon originel de V hélix est toujours situé juste au-dessus du canal auditif; c*est de toutes les parties de Toreille celle dont remplacement change le moins. Toute variation de la conque en hauteur se traduit donc par une variation concomitante dans Tintervalle des deux sillons originels, particularité qu'il est parfois avantageux d'exprimer directement, d'où les formules : siUona originels ae Vhélix et de Vanthélix oonfi|ru« (PL 57, n*" 13) ou largement séparés (Ib., n*" 14).
97. — IV. Particularités du pli supérieur (PL 53, n*" 5, 6, 7 et 8). Nous avons déjà eu l'occasion, en parlant du degré d^ accentuation des REPLIS, do mentionner en note (page 72) l'existence du pli supérieur à cfoMWe, triple ou quadruple branche; c'est là une remarque très slgnalétique. Il faut veiller à ne pas la confondre avec yKéntatonte^ tonne médical servant à désigner les espèces de boursouflures indiiréofl qui remplissent, partiellement, une ou plusieurs des cavités (le l'on^lllo et qui résultent de la résorption d'abcès. On rencontre cotte particularité ft'équomment sur les oreilles des lutteurs profes- HloniielH.
9H. • • V. Rt*mat^ues diverses. La fossette digitale ne fera l'objet d'uno romarquo que pour les cas rares où elle serait très accentuée, i^t où ollc attirerait les regards par la netteté de ses bords taillés pour alilMl (llrn à pir,
\n). \ Aï fossette naviculaire manque forcément sur les oreilles à bonlun^ postôrlouro plate (Ib., n° 10). Cette particularité ne fera l'oljot d'un«^ mention que lorsque la description de ces parties pourra InlNHor ([uolquos doutes sur les déductions à en tirer au point de vue d(^ la fosso.
1(H). - Nous appelons fissw^e post-tragienne(i)\e petit sillon vertical (iul,apr^s avoir séparé sur beaucoup d'oreilles Tantitragus du repli asi'onilant do Tanthélix, descend de là, lorsqu'il est très accentué, i-ejoindiH^ l'oxlrémité do la fosse naviculaire (Ib.,n'*ll). Quoique ces fissures pfkst-tragteHHes aceentt^ées soient presque nécessairement
^1) Pur abrthiation* on place de post-antitragienne.
accompagnées, sinon provoquées par un antitragus à profil saillant, la mention de cette particularité complétera utilement la description de l'oreille surtout pour la rédaction duportraU parlé.
101. — Ne pas confondre la fissure post-tragienne avec le canal intertragien qui s'observe sur toutes les oreilles, en avant du conduit auditif entre les deux tragus et dont la forme est en corrélation directe avec celle de Tan ti tragus (comparer à ce point de vue les n*»* 13 et 14 de la planche 58). On aura quelquefois à noter les cas de eanai intew^ragien très étroit (Lh,, n"* 12).
102. — VI. Implantation anormale de Vorexlle. On rencontre quelquefois des oreilles dont toute la moitié supérieure a été repoussèe en arrière et la moitié inférieure, et notamment le lobule, projetée en avaiit. Cette particularité est exprimée au moyen de la formule : insertion obUi^H^ antérieure du pavillon ; Tinverse est qualifié de: insertion verticale au pavillon (Ib.« n*** 14 et 15).
h) Récapitulation des formes caractéristiques de Toreille à signaler en tout état de cause (PI. 56).
103.— BORDURE. L'origine de la bordure AB (1) quand elle est très accentuée, forme un sillon supplémentaire très caractéristique, qui traverse complètement la concavité de la conque dont elle fait deux dépressions séparées. On relève cette anomalie en inscrivant à la suite de l'initiale les lettres erav. (PI. 56, n» 12).
104. — Les parties de la bordure, BC SupéiHeure et G DE Postériew^e, constituent un caractère signalétique digne d'être noté, quand elles sont outrés petites, ou môme plates (Ib., m» 1 et 3), ou très inégalement développées Tune par rapport à l'autre comme sur le n*» 9. On exprime ces particularités en inscrivant le mot plat (abréviation d'aplati), ou t. p. (abréviation de très petit), à la suite des initiales correspondant aux parties absentes ou simplement très peu développées de la bordure, et les lettres t. g. (abréviation de très grand)^ à la suite de celles qui auraient un développement anormal. La bordure à la fois grande et adhérente dans toutes ses parties est également caractéri8tique(Ib. , n~ 2 et ^i).
105. — LOBE. Le lobe doit être considéré successivement sous le rapport de son contour, de son modelé et de ses Dimensiofis, Du contour on note la forme descendante, dese. (PI. 56, n° 5), et le contour à golfe, gf. (Ib., n» 6). Le modelé de la surface du lobe est caracté-
(1) Sauf avis spécial, se reporter à la figure 27 pour la délimitation des parties désifnées par les lettres majuscules AB, BC, etc. On remarquera que les abréviations des anomalies données ci-après sont formées d'après les règles usuellement suivies en parelUe matière, tandis que précédemment pour la description plus complète nous avions recommandé l'emploi de la seule initiale du mot, afin, aans les cas embarrassants, de se ménager remplacement nécessaire pour la juxtaposition de deux initiales.
rlatique, lorsqu'il est profondément traversé^ trv., par un sillon en creux ou lorsquHl forme une emtnence mamelonnée em. bien pronon^ eôo (PI. 58, n<* 13 et 14). En fait de dimension du lobe, il va de soi qu*on ne notera que les extrêmes: trkë petits et très grands. En cas d*absenee complète du lobe, la rubrique D sera apostillée du mot nul.
106. — ANTITRAGUS. S'attacher spécialement, en ce qui regarde Tautitragus, à Vinclinaison Horizontale de la ligne H 1, aux formes ««%*fMt ou rt^^Ulgnes de son profil et à son versement en dehors de ToreiHe. Dans les cas assez fréquents de Vabsence ou du très faible développement de Fantitragus, répondre à la rubrique de la dimension par le mot nui (PL 56, n** 9, 10 et 11).
107. — PU. Le pli inférieur à coupe horizontale concare sera distingué de celui à coupe contJe«c à Vœil, sans l'aide d'instrument, mais on s'inspirant de la môme méthode d'observation prescrite pour la descriptiou intégrale. Ainsi on n'appliquera le qualificatif cat?ô qu*on cas d'oreilles manifestement creuses dans leur moitié inférieure, et celui de vexe qu'en cas d'oreilles déprimées et collées fortement contre les côtés de la tête, de telle sorte que la bordure postérieure i>E l'organb gesse d'être visible sur les photographies de face (Ib., no- 13 et 14).
108. — Quant au pli supérieur, il ne fera l'objet d'une mention que dans les cas, soit d'absence complète, soit de développement exagéré. Ses particularités de conformation n'auront guère à intervenir que pour déterminer la différence entre deux oreilles plus ou moins semblables dans leurs autres parties . — Comparer à 6e point de vue les n"" 15 et 16 de là planche 58.
109. — PARTICULiARITÉS. Les prescriptions relatives à Vécartement et aux particularités de Toreille sont les mêmes, qu'il s'agisse de la description intégrale ou de la description abrégée. Gomme pour les autres rubriques, on ne s'attachera alors qu'aux formes nettement caractérisées.