Vu de profil, il varie sous le rapport de
1* V inclinaison générale de cette partie de la silhouette,
d'où les deux formules extrêmes (1) \ «»«»»*®» fuyant
( fnenion saillant.
2? la forme de la ;iowj>pg. . . .( meneon«an«li«ui»i»e(oujil«t)
( fnenton à farte houppe,
3» la hauteur, appréciée verticalement, de la ligne buccale à la
pointe du menton \ *w«»**®»» *«»
( n^entonhattt,
18. — Vu de face, le menton peut présenter trois particularités dignes de remarque :
1* V exagération du sillon horizontal sus-mentonnier ; nous appelons ainsi la ligne courbe, horizontale, à convexité supérieure, de 2 à 3 centimètres de long, qui, chez certains sujets, sépare d'une façon très nette le menton proprement dit du bas de la lèvre inférieure.
On relèvera cette particularité en ces termes : «iiioh sus-tnentomnler très accentué. Lorsque l'accentuation de ce sillon est principalement déterminée par l'exagération de la houppe, se contenter de noter ce dernier caractère, qui entraîne presque nécessairement l'autre.
2^ la fossette médiane qui caractérise un certain nombre de mentons a fbrte houppe. Quelquefois la/o»»e«e, au lieu de former un creux régulièrement circulaire au milieu de la houppe, s'allonge de haut en bas, d'où l'expression fossette allongée.
Cette dernière en s'exagérant arrive à diviser l'extrémité du menton en deux lobes, d'où l'expression abrégée de n^nton hiiohé,
3» le boun^let graisseux que l'on observe chez les personnes obèses et qui a reçu le nom caractéristique de double menton. — Ne pas confondre le sillon sus-mentonnier, précédemment décrit, avec le sillon sous-mentonnier, qui limite le vrai menton inférieurement et est totgonrs très apparent chez les sujets à double menton.
(1) Nous entendons par menton fwjanU un menton dont la ligne de profil est oblique d'avant en arrière et de haut ' eu bas , et par menton naillant celui qui est obùque d'arrière en avant.
>< ïî* rjLRTIE — RENSEIGNEMENTS DESCRIPTIFS
lll. — Contour général de la UHe vue de profil (PI. 41).
■ >>, i^ Du PROGNATHISME ET DE L'ORTHOGNATHISME. La proé-
uiiHuic^ du bas de la face, et plus spécialement de la mâchoire ^•v*^**^/*<^> ^u y comprenant la partie du squelette qui soutient la Vteo du tt^z, a reçu des anthropologistes le nom de prognathisme^
Ci> îS4.»ut les individus de race noire qui présentent les types de proiuaUii:iuiue les plus accentués (PI. 41, n" 1), et c'est spécialement en vue do leur description que le terme a été créé de deux mots grecs : ui^- • en avant et gnathos — mâchoire.
^), — Mais l'expression peut également s'appliquer, de la façon la ^lus caractéristique, à la conformation osseuse du profil de nombreux fciuiH>péens, si l'on a soin d'en bien limiter la signification à l'avancement de la partie médiane de la face : maxillaire supérieur et jiartio du squelette contiguë aux ailes du nez (prognathisme supérieur dos anthropologistes, Ib., n*» 2).
21. — Cliez les nègres, le prognathisme osseux est compliqué et rendu plus apparent par un épaississement considérable des lèvres. Or il importe de séparer nettement ces deux points de vue, et nous avons indiqué plus haut que l'épaisseur des lèvres doit être l'objet d'une analyse et d'une notation spéciale.
Ainsi, si nous supposons que nous ayons à décrire un sujet de peau blanche, mais dont la conformation externe et interne serait calquée sur celle du nègre, la notice des traits caractéristiques devrait être libellée ainsi : très prognathe ; lèvres très épaisses; menton fuyant» S'il s'agissait d'un véritable nègre à peau noire, la mention type nègre sur la ligne grise des renseignements descriptifs, remplacerait avantageusement toute autre description (voir page 58, § 83).
22. — L'inverse du prognathisme est l'orthognathisme (de pr//tos— droit et g^iathos — mâchoire). Les profils se rattachant à ce type sont caractérisés par le retrait en arrière du maxillaire supérieur. La ligne générale du profil, abstraction faite du nez, devient droite et verticale. Pour les cas outrés, où de verticale cette ligne deviendrait oblique en dedans, remplacer le terme d'orthognathe par l'expression
renforcée de face rentrée en dedans*
23. — Nous attirons l'attention sur ce point que le terme pro^n/i^/ie ne doit être employé, sur nos signalements, que pour la désignation de la proéminence de toute la mâchoire supérieure, tandis qu'on devra avoir recours au terme de naso-prognathe pour exprimer l'avancement limité aux parties osseuses situées au-dessus, qui soutiennent la base du nez. Chez la grande majorité des sujets, quand les deux mâchoires sont serrées l'une contre l'autre et que les grosses molaires du haut et du bas sont imbriquées, les incisives supéineures avancent sur les inférieures, et cachent partiellement ces dernières. Cette disposition est évidemment d'autant plus apparente que la ma-