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Berthblot, /. c, p. 88 el

3. Eticlionnaire de chimie de V Encyclopédie méthodique (do Guyton i»k MoRVEAu) vol. I p. 638. De môme chez Lavoisier, dans les tableaux du Traité élémentaire de chimie (Œuvres, vol. I, p. 149, 152, 155. 157, etc.) le calorique apparaît, parmi les éléments, suivi do l'oxygène, de l'hydrogène, etc. La lumière n'est pas citée, mais dans le texte du mémo traité (p. 141). il est question de sa « grande affinité avec l'oxygène » et do ce qu'elle « se combine avec quelques parties des plantas et que c'est à cette combinaison qu'est due la couleur verte et la diversité de couiours des fleurs ».

4. Lavoirier, /. c. p. 52. «Cette expérience prouve, d'imo manière évidente, qu'à un certain degré de température, l'oxygène a plus d'affinité avec le phosphore qu'avec le calorique ; qu'en conséquence le phosphore décompose le gaz oxygène, qu'il s'empare de sa base et qu'alors le calori(|uo devient libre. » Cf. i6., p. 65. 78, 141.

5. Lavoisier, Premier mémoire sur la jiafure de l'eau, etc. Mcm. Acad. 1170 p. 73. Œuvres vol. Il p. 1.

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laquelle l'eau, par rébuUitiou, se changeait eu lerre; ou eu donnait pour preuve que l'eau bouillie longtemps dans uu vase de verre fournissait à i evaporation un résidu terreux. Lavoisier fait chauffer de Teau pendant cent joui*s. dans uu appareil appelé pélican, où le produit de la distillation retourne dans le vase. Il s'était procuré nue balance très précise et avait soigneusement relevé la limite des eri*eurs de cet instrument ; il entoure sou expérience de précautions multiples de nature à garantir Texclusion de toute matière étrangère. Il pèse rappareil vide et le repèse rempli d'eau : il repèse aussi le tout après l'expérience et constate que le poids est presque rigoureusement le même; d*où une première conclusion, à savoir qu il n'y a pas, dans ce cas, de matière du feu passant à travers le verre et se combinant avec l'eau ^ Il vide l'appareil et relève la diminution du poids. Il rassemble le résidu que l'eau avait déposé pendant l'opération, y joint celui qu'il obtient par l'évaporation de Teau : les deux ensemble se trouvent à peu près égaux à la perte de poids du pélican. Mais la divergence, cette fois, est beaucoup plus forte que la limite des erreurs de sa balance. En effet, le pélican n'a perdu que 17,4 grains, alors que les deux résidus ensemble pèsent 30,4. Lavoisier, très justement, attribue l'erreur à ce que Teau a attaqué, non seulement la matière du pélican, mais encore celle des autres récipients avec lesquels elle fut en contact et conclut que le dépôt terreux provenait bien de ces vases. Etant donnée la faible quantité du dépôt, il ne peut le soumettre à beaucoup d'expériences. Toutefois, il eu fait une qui ne laisse pas de le troubler quelque peu. La terre obtenue n'est pas fusible, comme l'est le verre à cette température. « J'avoue que cette dernière circonstauce formerait une objection assez forte contre ce que j'ai rapporté dans ce mémoire, s'il était possible d'argumenter contre des faits. »

Grimaux relève cette coïncidence curieuse que Scheele. «'occupant du môme problème, arriva à un résultat identique par une voie toute différente : analysant le résidu terreux, il

\. Nous avons vu (p. 149) que telle était, à cette époque, lexplication la plus ordinaire que les chimistes donnaient de l'augmentation du poids des métaux qu'on calcine. Lavoisier lui-même semble l'adopter dans lo mémoire en question. « Les physiciens savent, en effel, que ia matière du feu augmente le poids des corps dans lesquels elle est combinée » (/. c, p. 16). Mais il se peut que le résultat de ses expériences sur l'eau lui ait inspiré des doutes sur la valeur de cette théorie et c'est ainsi que ce travail se rattache à la série des grands travaux sur l'oxydalion.

y trouva de la silice, de la potasse, de la chaux, matières qui entrent dans la composition du verre, et eu conclut que ces matières provenaient du vase ^ Il n'est pas douteux que, pour les contemporains, la démonstration de Scheele était autrement convaincante que celle deLavoisier; c'est Scheele qui se servait de méthodes appartenant véritablement à la chimie, alors que celles de Lavoisier paraissaient empruntées à un domaine étranger.

Dans les Opuscules physiques et chimiques parus en 1774-, Lavoisier, toujours par l'emploi de la balance, décide entre les deux théories rivales de Black et de Meyer. D'après le premier, la pierre calcaire, en se transformant eu chaux, perdait un composant (que nous appelons aujourd'hui acide carbonique); d'après le second, elle acquérait au contraire un principe désigné sous le nom d'acidum pingiie et qui provenait du feu. Lavoisier fait voir que la terre calcaire perd par la calciuation une partie de son poids, qu'elle recouvre si elle se transforme de nouveau en chaux ordinaire \ Le même ouvrage contient le commencement des immortels travaux sur la combustion. Lavoisier, qui ignorait à cette époque l'existence de l'oxygène, découvert plus tard par Priestley, constate, en calcinant l'étain et le plomb en vase clos au moyen d'une lentille, que ces métaux augmentent de poids; c'était là, nous 1 avons vu, une expérience ancienne. Mais Lavoisier découvre qu'il en est de même pour le soufre et le phosphore et, ce qui est plus important, il établit que volume de l'air subit une diminution (l*un cinquième environ et que le poids de Tair disparu est à peu près identique à l'augmentation de celui du corps brûlé. D'ailleurs, comme il a pesé le vase avant et après l'opération et trouvé le poids à peu près identique (sauf une très légère augmentation qu'il attribue, avec justesse, au dépôt que le feu a formé extérieurement), l'hypothèse de l'intervention du feu élémentaire se trouve écartée et l'accroissement du poids ne peut provenir que de l'air.

Les contemporains eurent bien la sensation qu'il y avait quelque chose de nouveau dans ces considérations de quantité. <( On verra, dirent dans leur rapport les commissaires de

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