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Cf. Lettre de Huygens, 16., vol. I, p

186 LA CONSERVATION DE L*ÉNEnGIK

cipe^ Helmholtz eu 1847 a montré qu'il est possible d'eu déduire le principe de la conservation de l'énergie.

Pour que la démonstratiou soit valable, il importe, bien entendu, que nous sachions exactement à quoi nous en tenir sur renoncé qui en forme la base ; est-ce une vérité apriorique ou une règle empirique ? Pour Leibniz, c'est un simple corollaire du principe causal : si le mouvement perpétuel était possible, reflet serait plus grand que la cause ^. Huygens s'exprime avec beaucoup de prudence; l'impossibilité lui semble acquise pour des systèmes purement niécaniques; mais il admet que pour d'autres « physico-mechanice comme en emploiant la pierre d'aimant, il y ait quelque espérance ^ » . Carnot considère également que le mouvement perpétuel est « démontré impossible par les seules actions mécaniques )>. Mais, ajoute-t-il, « peut-on concevoir les phénomènes de la chaleur et de l'électricité comme dus à autre chose qu'à des mouvements quelconques des corps, et comme tels, ne doivent-ils pas être soumis aux lois générales de la mécanique * » ? Pour Helmholtz, c'est une vérité d'expérience; l'impossibilité a été démontrée par l'infructuosité absolue des innombrables recherches, et solennellement proclamée à un moment donné par l'Académie des sciences de Paris*. L'opinion de Helmholtz est évidemment paradoxale. Il n'est pas tout à fait inconcevable, sans doute, que nous puissions parvenir, par l'expérience seule, à une proposition purement négative et très générale : tel est à peu près le cas du principe de Carnot

1. Sadi Carnot. Réflexions sur la puissance motrice du feu. Paris, 18424. Uéimpression. Paris, 1903, p. 21.

2. Leibniz, /. c, p. 204 : « docui ex contraria essentia sequi Inaîqualitatcm causa) et cffectus, imo motum perpeluum, quae absurda videanlur. » Ih. « nascitur motus perpetuus seu cffectus potier causa. » p. 206 : a saltem negabunt quidem motum perpctuum seu effcctum causa potiorcm esse possibilem. » Cf. Couturat, Revue de métaphysique, XI, 1903, p. ^9.

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