‹ Identité et réalitéChapitre 92 sur 274 · Cf. plus bas p · texte numérisé non relu

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2. « Dos a priori gesicherte, weil aus der Causalitœt folgende Gesetz (1er Traegheilt » Scbopenhauer, Die Welt als Wille und Vorstellung, Od. Fraiienstœdt, Leipzig, A877, vol. I p. 79.

8. Spik. PcMée et réalité, p. 411, 419, cf. Préface de Pinjon, p. IX.

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l^juvoas '4pi»f:\hT avfrc plu* de pr^risioii \'i tfH4inr^ r^^ifi^. {àurcM qu'il m<iuifeste sou action en nous commandant de r«;chercher daij% la divfrrsitè des pfaéuomèu€:$ quelque ebose qui r^rfïiste. La formule constitue, selon l'admirable eipressîon de M Boutroux. non pas une loi. mais un moule de loi**.

Nous [Mjuvons tirer, de ce que nous venons dVxposerpoar le princir>e d inertie, cette conclusion générale : toute propo- Bition fïtipulant identité dans le temps nous parait «i pnori revêtue d un haut degré de probabilité : elle trouve notre esprit préparé, le séduit et est immédiatement adoptée à moins d'être contredite par des faits très manifestes. Peutélre serait-il bon d'appliquer à des énoncés de celte catégorie, intermédiaires entre Va fiioii et Vn jKfMfrion, un terme spécial Nous pro{K)serions, faule de mieux, le terme />/a»i«i6^. Ainsi donc, toute proposition stipulant identité dans le temps. toute loi de conservation est plausible.

Kt Ton ne saurait en vérité, à la lumière des résultats auxquels nous sommes parvenus, assez admirer la force de cette tendance. Le principe d'inertie exige que nous concevions la vitesse comme une mbataure. Or. c'est une conception entièrement paradoxale pour l'entendement immédiat, suivant lequel la vitesse est un simple rapport et qu'il faut violenter, pour ainsi dire, afin d'établir quelle peut être conçue comme une qualité. Comment se fait-il donc que notre esprit accepte si facilement, sans secousse, celte étrange notion f Lu ré[>onse ne nous semble pas douteuse : c'est parce qu'elle peut servir à satisfaire la tendance causale. II suffit que nous puissions concevoir la conservation de la vitesse pour que la nature même de cette notion subisse aussitôt une prodigieuse transformation.

Il faut ajouter cependant que, du moins pour les modernes, la conception du mouvement comme état est fortifiée par les habitudes d'esprit que nous donne le calcul infinitésimal. Elles concourent certainement à nous faire accepter l'idée de la vitesse-dérivée. Maison peut se demander si, sans le principe d'inertie, ces conceptions mathématiques auraient jamais pu être appliquées à la science du mouvement ; et, tout en admettant que les idées fondamentales sur lesquelles reposent les méthodes de Newton et de Leibniz existaient en germe antérieurement aux travaux de ces savants, on pourrait difficilement, semble-t-il, leur attribuer un rôle actif

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