‹ Il existe un être infini [microforme]Chapitre 3 sur 4 · AE A · texte numérisé non relu

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sffrment que l'univers matériel tend vers un état 46 quilibre stable, Le voyage des seconds a s0n terme fixe. L'univers intellectuel ne de tendre vers un état d'équilibre stable, Les esprits “créés, bien que divisés en deux partis se dirigeant en sens contraire, poursuivent, les uns et les autres, un but qui est même déjà fait Pour un grand nombre d’entre eux: c'est, d'une Part, ie repos et le bonheur éternels, dans l'union la plus étroite avec l’Etre éternel, immuable et infini, Pour ceux qui l'auront aimé et poursuivi jusqu'à la le reste ; c’est, d'autre part, la

peut manquer

la perte irréparable de cet Etre pour çeux qui Pauront fui et méprisé jusqu’à la fin.

Supposé, dans les uns ou les autres, une alternative

- .… d'éloignement et de retour, c’est évidemment le combat

final qui décidera de O'partage ! ô séparation extrêmement redoutable,

D'un côté, l'autre, loin de Pour jamais !

En effet, quel bien

- Possession inaliénable -. Quel mal peut manquer, ou, sous une forrne plus douce, quel bien peut rester aux méchants, dans la perte

- volontaire et irréparable du Bien infini, source unique

dé tout bien ? Il y a done pour nous à tendre infini, Tout ! - Le but suprême, le Plus sublime et le plus heureux :

qui se Puisse concevoir, à la fois idéal et réel, de toute :

= botre vie, dans le

peut manquer aux bons, dans la du Bien infinif

tous une importance extrême constamment et de toutes nos forces vers l’Etre

notre premier principe et notre dernière fin, notre

certainement, lui aussi,

temps et dans l'éternité, doit être

le but suprême ++ emstant de doutes nos amprations et de toutes nos démarches,

Nous ne devons qu'effleures à ls hâte; en courant, pour ainsi dire, comme des

Dee rurnes ares Pie de mr tous les hommes, individus de tout rang et

- Les écoles athées doivent être détestées et combat: Sacha shenréstéquh ardt cbr : | | gnént du ciel, menent droit à l'enfer, et radicalement

: par l’atmosphè.re, par la mentalité ambiante, ce fruit empoisonné tue l'âme dès cette vie et la rend malheureuse, en la sépe- “rant de Dieu, source unique de sa vie et de son. bon-

heur. Et cette malh ’est qu'un acheminement, séparation, à la mort éternelle.

de Le tombeau où elle précipite n’est qu'une porte s’ - :. * yrant sur un autre tombeau d’où l'on ne sort plus;

—- immense tymbeau vide de tout bien et de toute espé- Ke rance, mais rempli jusqu’au faîte de tous les méchants ‘et dé tous les maux.

=: . Ainsi l’homme s'élève vers l'Infini quand !l se laisse - - + Mener par lui; mais {1 descend, si [. point de mots pour 1

-. mène tout, pour se

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+. grandiose.et vivant täbleau, ravissant d'un côté, terrifiant de l'autre! le &

Quelle Intte, plus on moins vive, mais incessante, des uns pour la vie éternelle, pour l'éternelle possession du Bien infini; des autres pour la mort éternelle et la perte irrémédiable de ce Bien infini!

Puis, comme un incident, comme un roflet sanglant de cette lutte générale de faibles mortels pour ou con-

tre l’Etre infini, quelle guerre atroce pour des biens,

pour des intérêts temporels!

‘Que de temps, de force, de sueurs et d'argent,

pour la préparer!

.. Quel effrayant usage des fruits amers de ai grands sacrifices ! ve Que d'efforts et d'adresse pour s’entretuer!

Que de ruines amoncelées déjà!

Que de victimes, même parmi les survivants!

-. Que de larmes et de sang versés! ’ Ab! puissent du moins ces flots de larmes -et de

sang, en baignant le genre humain jusqu’à la moelle, -

insqu’'au fond de l'âme, le purifier et le régénérer! On dit: la guerre est un mal nécessaire, Assurément, elle est un mal nécessaire comme

l'enfer même. Mais, ces deux. maux reletivement né- - A cessaires, dont le premier n'est qu’une bieu sâle image :

du second, c'est notre malice qui les rend.tels. Aimons plus qre tous les autres l’Etre infiniment plus aimable que tous les autres ensemble, ce qui est extrêmement juste, doux et facile, et,pour nous, il n'y aura point d’enfer, Pour l’amour de Lui, aimons comme des frères tous les autres hommes, qui sont ainsi que nous ses

enfaz.ts, ce qri est encore juste, doux et facile, et il n'y aura plus de guerre, mais seulement, une vive et vivifiante émulation pour la plus grande gloire de Dieu. #

et le plus grand bien de l'humanité.

On sait tant faire et souffrir pour s'entretuer ou Pour posséder des biens temporels aléatoires! Combien plus et mieux saurait-on faire et souffrir Pour s’entr'aider, pour acquérir sûrement un bonheur éternel, un Bien infini!

Cette lutte Pacifique, souverainement bienfaisante, ra. nerait l'Eden sur la terre, en ferait le vestibule . du Faradis. La vertu d’un seul homme, le Père Damien, apôtre des lépreux de l'île Molokaï, n’avait-elle Pas transformé en un coin du ciel, qu’on ne voulait

plus quitter, ce qui semblait être plutôt un coin de

l'enfer?

O Dieu infiniment bon, puissant et miséricordieux ! retenes malgré elle, autant qu'il se peut sans détruire sa liberté, sur la pente rapide où elle s’est précipitée elle-même malgré vous, l'humanité ‘‘qui descend au tombeau’ et jusqu’au fond des enfers.

Tendez votre main paternelle À tous les hommes qui veulent remonter jusqu'à vous, et multipliez les obstacles sur les pas de tous ceux qui s’obstinent à descendre, à s'éloigner de vous.

Multipliez également et plus encore les apôtres et les martyrs pour être, auprès de tous, les ministres de votre infinie miséricorde.

Faites, au besoin, éclater votre foudre, non sur la tête, mais devant les Yeux des pécheurs aveugles, en-

-dureis, pour ies ouvrir; et faites pénétrer un rayon 2e votre amour dans leurs coeurs, pour les illum'ner et les ranimer,

Votre souffle tout Puissant avait allumé dans le corps du premier homme, fraîchement sorti de vos

mains, allume encore, à chaque instant, dans le corps de tout hc:ame qui naît À la vie, un esprit immortel,

- Votre vivante image ; qu'un nouveau souffle ranime - fette image expirante, ravive cette flamme partout où - -elle menace, je ne dis pas, de s’éteindre absolument,

Mais, 08 qni est bien pis, de se transformer pour jamais

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