‹ Il Signor Pascarello, opéra-comique en trois actesChapitre 41 sur 75 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

PASCARELLO, GAETANO.

GAETANO

Bien vrai, parrain, Paula ne me sera pas enlevée?

Enlevée?... je défie qui que ce soit, maintenant, de l'arracher d'ici.

GAETANO

Mais comment?

MLLE DE BRUXELLES - STÂB BSUSSEL Archives - ■ A-i sf

PASCARELLO.

Comment, dis-tu?,.. Ah ça! mais tu ne connais donc pas nos privilèges?

GAETANO

Non, parrain...

PASCARELLO.

C'est juste, tu n'étais pasà Florence lorsque le grandduc a ordonné... Vois-tu, on nous enlevait toutes nos cantatrices, nos danseuses... tous nos premiers sujets, enfin... c'était une épidémie!... alors, le grand chambellan, sur notre demande, a provoqué un règlement qui a force de loi...

GAETANO

Et ce règlement?...

PASCARELLO.

Ce règlement dit, qu'aux termes des privilèges de notre théâtre, aucune personne ne peut être réclamée par sa famille, ni poursuivie par la police, lorsqu'elle fait partie du Grand-Opéra.

Comment?... Paula?... vous voulez?..*

PASCARELLO.

Certainement... (Tout en écrivant sur un gros registre.) Dès qu'une demoiselle est inscrite sur ce grand livre-là, on a beau venir la redemander... à l'Opéra, on ne rend rien... c'est comme les billets une fois pris au bureau... Là, voilà qui est fait... Paula fait maintenant partie du corps respectable des choristes du grand théâtre ducal... A propos de choristes, descends vite, mon garçon... fais-leur répéter le final du second acte... si quelqu'un n'était pas là pour guider mon personnel, ça irait de mal en pis... Va, Gaëtano... Ah!... j'oubliais :

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