ACTE III, SCÈNE IV
gaetano, soupirant.
Ici !... mon parrain... vous comprenez ?...
PASCARELLO.
Oui, oui, mon garçon... Mais, voyons... pas d'idées sombres ; le docteur les a prohibées. Tu sais, de la gaieté, au contraire... de la gaieté!... Veux-tu que je te fasse rire?...
gaetano, l'interrompant.
Merci, parrain... merci des soins que vous prenez pour me distraire... mais comment voulez-vous qu'en revoyant ces lieux je ne sois pas attristé?... pascarello.
Je ne dis pas... aussi il ne fallait pas venir... je t'ai proposé de toucher l'orgue à ta place.
GAETANO
Parrain, c'est ici que j'ai vu Paula pour la première fois... c'est ici que nous nous sommes aimés... et dire que je ne la verrai plus?... depuis un mois, vous avez échoué dans toutes vos recherches.
PASCARELLO.
Ce n'est point une raison pour se désespérer !... D'un moment à l'autre, nous pouvons... qui sait?... Au surplus, je te l'ai promis, nousla chercherons encore, nous la chercherons toujours !... Pour mon compte, je me lève à six heures du matin, et je ne rentre qu'à onze heures du soir... je frappe à toutes les portes... * Y at-il ici une novice? » On me répondra non, j'en suis sûr... n'importe, je ne me rebuterai pas !... je le trouverai, cet infâme séducteur, qui donne de fausses adresses aux gens.. .Château de Vicente... Oui, cherche !...Je suisd'unecolère !... si je le tenais, ce beau monsieur !.,.
GAETANO
Alors, ce serait à moi d'agir... il aurait ma vie, ou j'aurais la sienne.