SCÈNE PREMIÈRE
AMÉLIE, JOSÉPHINE
(An lever du rideau, Amélie etc a ta loileci* ; Joséphine •«hère d'aiiecber sa cciaiare. d'arrtagvr te« ebtveet, <W lui m*ur» quclqurt bijou*.
Joséphine. Je gagnerai donc mon procès, Mademoiselle !.. Oh! il n'y a plus à s'en dédire, le futur arrive aujourd'hui, ce
soir on signe le contrat, et demain... Ah! demain, ma chère, ma bonne maîtresse! c'eut le grand jour!.. J’en suis folle de joie!.. Vous avez eu beau dire, malgré toutes vos promesses, vos serments même, car vous en avez tait, vous passerez par là, Mademoiselle; nous vous verrons mariée!
amélie, *v«e un «oupir. Oui, Joséphine, oui, je me marierai.
Joséphine. Si vous saviez, Mademoiselle, qu'elle fête c'est dan* toute la maison !
amélie. On voit donc ce mariage avec plaisir, ma bonne Joséphine Y
Joséphine. Je le crois bien ! il faut convenir que vous avez perdu bien du temps! et si vous n'étiez pas aussi jolie femme'.. Attendre jusqu’à trente ans!
amélie, art* «a peu d« r«gni. Trente-deux, Joséphine.
JOSÉPHINE. Chut! on ne le dirait pas! c'est imprudent I
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Grâce au ciel, enfin, nous ne resterons pas demoiselle... Ah! vous avez beau dire, même avec votre naissance, voire titre, , votre fortune, ce nom-U nVst joli que jusqu'à vingt «ns; \ au lieu que madame, madame la baronne, cela sonne autre- i ment!
amélir. Joséphine !
josephine. Kicusei-mol, Mademoiselle, je suis si henreuse de votre bonheur!
amélir. Mon bonheur, dites-vous? Hélas! ma chère Joséphine, je in* l’attends pus de mon mariage.
Joséphine Comment, Mademoiselle, uurail-on à cet égard violenté votre coeur?
amrlie. Non, Joséphine ; à mon âge on est depuis longtemps maîtresse de ses actions, et même, avant, jamais mon père n'eût contrarié mes sentiments; et cependant, Joséphine, mu volonté n'est pa- libre; Ce que je fais aujourd'hui n est pas du choix de mon cœur, je cède à un plus grand devoir que celui de l'obéissance.
josepiiink. Un devoir dans votre position heureuse et brillante, Mademoiselle?.. Fille unique et riche... je ne l’aurais jamais pensé : il était si naturel rie croire que l’amour...
AMELIE, l 'arrêta tu un doncror et grx*iM. Non, Joséphine.
Joséphine. On dit nom Uni que monsieur le baron de Saint- Val c»t un homme charmant.
AMÉriK- Gela est vrai; U possède les plus nobles qualités, et il mériterait de trouver un cœur qui put l’aimer autant qu’il en est digue.
Joséphine. Alors je suis encore bien plus étonnée ; car s'il est ausri parfait et de son rœnr et de Bi pioonne, il me semble que Mademui'ellc pourrait l'aimer, à moins qu’un souvenir... Uniiii biittt u* jm a'an ,ir p»n«.( } ne lui fit lort, ou qu’un sentiment peut-être moins éloigné... (En parlant, Jotépltini’ gagné ver*
Il droite Tout à «o u p la parle du boudoir » , ou»r* t>ru*i)a*i»*n« , «I Félii, . tenant une roi* mr cil attirbé an papillon, *• pour ,'«!ine*r en
«riml t Ml banne mie ! «ni» un ■an*eaent de mrprlie d'Amélie et de Jo#*phioe le retient iur le tenil.)