‹ Il y a seize ans drame en trois actesChapitre 19 sur 50 · SAINT-VAL, CHRISTOPHE · texte numérisé non relu

SAINT-VAL, CHRISTOPHE

Christophe. Ma colonel I saint-val, surprit. Hein?

Christophe. Ce l’y être moi, ma colonel.

saint-val. Ah! c’est toi, Christophe? lu peux entrer. uinisTOPHF. Je savre pien.

saint-val. Comment?

Christophe Je Pavre été boaugoup dan* linguiétude parc’que ma colonel il étai en allaireavec la lémoicelle tout seule,

« t cbe moi terrien* la bute.

saint-val, tour;. ni. Je le remercie; pourquoi?

Christophe. Terteilfle ! parc' que ma colonel il avre dit à moi : Christophe, che l'avre mouvaise espérance dans l’iivinënée, je attaque tout d* suite, et «i je l'être pas contente oc la téinoicelle Haméiie, à chival et bartir.

saint-val. Eh bien?

Christophe. Eh pien. la bataille il avre eu lieu, et ché viendre teinander s'il falloir seller la chival.

SAINT-VAL. C’e#t juste. (Cbrittopbr, par ton mouaemrnt, demanda s'il fut aller telles las chat sut, Siial-Vil par un ti[U de l|l(, en tonriant, lui r*pond que non.)

CHRISTOPHE, prenant une fl pire jojrrat*. Nein? (Atm an gras rire.) Ah! ah! ah! tciteUfle! ma colonel il y être Ungueur!

saint-val. Je l'espère, mon bon Christophe, je le crois, je me marie.

CHRISTOPHE, are* I* ntme rira. Ah! ah! ail! ma COlOUcl lé JIMl ir! j’avre la gueur toute choyeuaeque ma colonel il y avre rénomé à la feufacbe.

saint-val. Oui, mou ami, mon sort va changer; cet isolement qui m’accablait, cette vie solitaire, égoïst -, va faire place aux plus douces habitudes, aux plus cheres a ficelions. J aurai un ménage, line épouse, des entants peut-être...

CHRISTOPHE, aac« la ■>«»« rire. Ah! ftll ! ail I tcrU'ifflC l (S astujant lot jfui txs U Baie.) J’en bli'UlV.

saint-val. Tu te marieras aussi, Christophe.

CHRISTOPHE, la Bain au sabaka, d’an air iMtunl. Va, ma CO-

loiiel.

saint-val. Et nous serons heureux.

Christophe, d« ion it pta, tritta. Nous 1* serons, ma colonel.

saint-val. Mais moi, Christophe, je l’aurai moins mérité que tout autre.

r.MHisTorHB Si fait, ma colonel ; vous l’y être un homme parfait.

saint-val. Ne di* pas cela, ta conscience te démentirait Christophe. Nein! vous l’y avre commis qu’un laute, et le blus sache il pécher flepte foi» dan» la même jour.

saint-val. Une faute? dis un crime, une action aussi lâche, aussi infâme qu’un assassinat !

Christophe. Ma colonel il y être trop séfère. saint-val. Non, Christophe; pour mon malheur, jamais ce souvenir ne s'effacera complètement ; et c’est surtout iorsuue je vois une femme estimable et belle qu'il se retrace avec plus d'amertume. Oui, Christophe, l'action qui peut causer le dés honneur d’une famille, quelquefois la mort d’une victime, cette action-là est un crime ! On a beau s’étourdir, la conscience en est là ! rl il ne tant qu'une pareille faute pour flétrir toute la vie d'un homme. Oui, sa gloire en es' t- rniü, il n ■ reconnaît plu* son propre cœur; je l’ai senti. Tu m'as vu cent fois au milieu de la mitraille?

Christophe. Ya. ma colonel.

saint-val. Eh bien! le croiras-tu? après cet acte infâme, je nui plu* retrouvé mon equrage ordinaire, celui du moindre soldat; je m’étais déshonoré, j’ai eu peur.

Christophe. Nein, vous l’avre pas eu peur.

saist-val. Je te dis que *i.

Christophe. Nein, ma colonel il avre jamais eu peur. saint-val. Mais, morbleu !

chri*t<>piie. Tertciflk! t’être faux; ma colonel avoir peur I z être comme dire à moi que mou mailnfese il y être irtÛdclr;

Ché COUpir tOUte SUile les Oreilles. (Saint-Val «onrit, loi land J* nain, et ,.?rre la ai<B«a.) YollS l v RATC pas OU peur; 1110 Colonel

il avre pien longtemps expié la petite malheur, et c’ètre pas son faute s’il avre pas pu réparer la domache.

saint-val. C’est vrai, ic n’ai pu retrouver celte infortunée. D’ailleurs, cet anneau d or que, malgré mon délire, je retirai de son doigt, m'apprit assez que je n'aurais {vas eu le pouvoir de réparer Dion crime. Une alliance... elle était donc mariée! Il regarde un anneau qu'il fana a la sala.''

ciiitisiüPHE- Ma colonel il doivre plus parler deza izi. saint-val. Tu as raison.

Christophe. S'êire oublier, et ché penser qu’il falloir che 1er la bague.

saint-val. Oui, dmiain. (La jour a l>*i**é.)

aiRiSTOPHB. Gu’cst-ce gue j’enlendre? (B™ii tioi*»*. unique

trw-Joure et continue. Le» p«ru* l'otnwii M. da CUiraikla entra, Ja» d '-m-, tiquât la tuivrni appariant Art lumière, qu'il, paient tur la» meubla*, cl il, prtpareut la *alan puur la rtrtmoun qui rt tnirr*-)

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