JOSÉPHINE, FELIX
Félix. Elle a pris mon papillon... Vous voyez bien, Mademoiselle, que vous aviez tort de inu gronder. Mais »avt z-vous pourquoi ma bonne amie paraît avoir du chagrin? Et vous aussi sernbhz avoir de l'humeur contre moi.
Joséphine. De l'humeur? non, monsieur Félix; quant au chagrin de Mademoiselle, si elle en a, je l'ignurc; mais si jetai» à sa place, je ne vous permettrais point ce» petites libertés qu'on pouvait smiiîïir d'un enfant, mai» qui, maintenant que vous devenez un jeune homme, s'écai lent trop du respect. Vous êtes orphelin ; elle vous a recueilli dés votre tendre enfance, vous a fait élever, et elle vous protégera; «nais son amitié ne doit pas vous faire oublier la distance... Par exemple, il uc convient plus que vous I appeliez ma bonne amie.
Félix. Ne plus l’appeler ainsi! et comment la nommerns-je?
Joséphine. Mademoiselle.
i élix. Mademoiselle ?.. comme vous, comme tout le monde ? oh! je ne le pourrais pas.
josepihne. 11 le faudra pourtant bien! Par exemple, vou> imaginez-vous, quand vous aurez vingt ans, que vous l'appelervz encore ina bonne amie? que vous la suivrez toute la journée comme vous laite»? qu on ne verra que vous, et... Ah!., allons donc! il forait beau voir que Mademoiselle... Non, monsieur Félix, non ! cela ne peut continuer sur ce pied.
FtLix. Pourquoi donc, Madi inoisvlle?
Joséphine. Pourquoi? M.id moisclie ne doit pas le soafliv.
fei.ix. Mais quoi mal y a-t-il à ce que je l'appelle ma bonne amie?
JOSÉPHINE. Le mal... il y a des chose» qu’on u explique pas aux enfant»; il suffit qu'on le» leur défende, et...
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felix. Qu'on leur défende? Mon Dieu! mademoiselle Joséphini*, est-ce ma bonne amie qui vous a chargé de me parler ainsft
josf.wiixe Non, mais j’espère bien...
FELIX, reprenant u* air «ai cl atMré. 01» bien! alors, gltmdeZ-
nioi, faites la méchante, je n’ai plus peur. Jamais ma bonne amie ne me défendra de l'aimer.
joscpiu**. Mais, momieur Félix, le respect... mci ix Eli bien! je donnerais ma vie pour elle.
Joséphine. 11 ne s'agit pas de...
FEI.IX, K*icncni, uv*r anlvuiillaga <i mtlier . hall ! bah! Ce U Dit pjj
ma bonne amie oui vous a dit de nie gronder; ainsi ça ni wt égitl, ji - oe doi> obéir qu’à elle. (i.ai ■uuii »u eoo, r*mp*cii»ni a* p«ri»r .1 l'MtaMM*.) Vous, voua êtes méchante, vous me gnmde* toujours; ça n 'empêche pas que je vous aime bién; mais je ne veux pas vous écouter, (il m m«v« imi ta rUm.)