Illustrationes plantarum orientalium
peau la forme globuleuse, ce qui tcaall à tut certain degré <lc viscosité,),, cette liqueur. Elle n'avait aucune odeur, mais une saveur inauiïcs'.civ.t'trt sucrée, et sa couleur était assez intruse pour tnelur le linge cl rester adliirente à la peau.
Celte secrétion n'a certainement paru que plus de huit jours après Cm,, thèse. Elle a persisté pendant une semaine au moins, et elle a disparu q mesure que les fleurs se sont flétries.
Quelle est lu partie de la fleur qui fournit celte sécrétion remarquable; J’ai constaté que le liquide remplissait la cavité dn stigmate, et que de |q elle se répandait dans lr fond du pcriaidhe. Un grossissement assez considérable ne m'a fait découvrir aucun organe spécial destiné a produire ce liquide, dont ht couleur, je le répète, est tout a lait caractéristique. Je ne doute pas que les observateurs, prévenus de l'existence de ce phénomène, ne puissent, éclaircir ce point de physiologie végétale. A l'aide d'une pipette, il serait facile Je recueillir une assez grande quantité de cette liqueur pour en analyser les propriétés physiques et chimiques, et compléter ainsi une observation sur laquelle j'appelle ! aiti ntioii île nos confrères.
Les ouvrages que j'ai consultes ne font pas mention île ce lait, qui ajoute une nouvelle particularité à toutes celles qui recommandent les Orchidées à l’étude des botanistes 11 est inutile, je pense, d'ajouter que j'ai pris toutes les précautions pour oc pas être induit en erreur et pour m’assurer que le liquide eu question ne pouvait venir d'une source étrangère. On sait que le stigmate de beaucoup d'Orcliidces offre une légère couche de matière visqueuse et ti ans parente, mais ici es liquide est très abondant; il a une coloration jaune rougeâtre et diffère notablement de tout ce qui se voit dans i’état ordinaire de toutes les Orchidées connues.
M. ie comte Jaubcrt lait à la Société la communication suivante :
En 18ùl, j’ai entrepris une œuvre de longue haleine : c'était un recueil de descriptions et de ligures de piaules nouvelles ou peu connues de l'Asie occidentale, jusqu'il concurrence ne é00 planches in-fr > gravées sur cuivre. Je devais y faire entrer d'abord les plantes que j'avais récoltées moi-même en Asie-Miiieuic, dans le cours d'un voyage exécute en 1839avec M. levier, membre de l'Académie des inscriptions et bel les-lettres, if s'agissait d'y joindre, apres les avoir contrôlées, les especes notables des collections répandues dans les principaux herbiers de l'Europe par les voyageurs de l'époque contemporaine, parjAucher-Eloy, dont je publiais presque eu même temps les manuscrits, accompagnés d une notice sur sa vir cl ses travaux, par MM. Schouper, hotschy, flotta, de Heldrcieh, etc. li y avait aussi lieu de revenir sur les indications fournies par les vovagours plus anciens, Forait'I,
Downloaded by [5.189.207.176] at 22:17 04 June 2016
s&.vncv. sa 28 siivs:\ii.UK 185b. 579
Villil, Siblhnrp, etc., alin de les u, mpleier ou :1c les reolilter. bus ouvrages et l'herbier île T.iuriid'ui t lui-n'.éjne n'ctaicnl pas épuises, et il y avait encore a glaner apres Desfonlidnes dans le Corotlui'ium , les vélins du Muséum : i les (hssitis originaux i) Aubriet, conservés liaiis lu riche bibliothèque des Jussieu. Ce plan d'études comportait des recherches étendues dans les mures bibliothèques et collections publiques. Knfin, il était utile d'annexera l'ouvrage une carte géographique au courant des découvertes les plus récentes, et indiquant le tracé (les itinéraires des voyageurs que ]'od aurai! a eitei.
Mon plan était vaste; il ii'étail exécutable qu'à la condition de trouver deux auxiliaires capables de suppléer a l'insuffisance de mes moyens de toute soi le. Il l'allait d’abord nu ministre de l'Instruction publique, pour comprendre l'importance du programme qui lui était proposé, et q«i consentit a faciliter ntic publication aussi dispendieuse, de manière a couvrir au moins les frais; car, en France, a tic rares exceptions prés, comme celles des tîrîcssvri ci des tic l iiyncs, il n’y a de grand seigneur, de vrai Mécène, que le gouvernement. Me ministre, je l’ai trouvé dans M. Villoinaili, qui, dans le cours de son administration, a >11 tenir la balance égalé entre les sciences et lus Icttri s ; cl il faut d'autant plus lui en savoir gré, <pi'nn peu de partialité aurait pu lui être permise en faveur des lettres, auxquelles il doit sa brillante renommée l.e second auxiliaire devait être, il faut le dire, le \ eritable auteur de l'ouvrage. Je l’ai trouvé dan, M. Spart; il avait déjà depuis longtemps marqué sa place dans la science par de nombreux, d'excellents travaux, et fa position au Muséum le mettait a portée de rassembler tous les documents qui nous étaient nécessaires. Quoique je n'a ;• néglige aucune occasion (le faire connaître là part très inégale qui rev ivnt dans lus jllmlrntitocs pfmifaruM (nientalnnu aux deux noms écrits sur tu litre, tu moment est venu de constater ic lait, pour
anisi dire ofticielienu'iil, devant h Société Botanique, et do lui demander
acte du ma duuiaralion. Or, le projet ul lu plan de l’ouvrage exposes dans la préface ; le relève dus if in. .aires dus voyageurs pour la carte géographique ; une douzaine (le descriptions, qti il ne sera, je le crains, que trop facile du ivconnailrc a leur imperfection ; colin, quelques opinions soumises à M. Spauh lu.-même, à mesure qu'il me communiquait se- manuscrits et Ses dessins, voila ce qui m’appartienl dan- tes /lhistrtiti'i»en. Tout te reste est a M. Spueh, et l'honneur doit lui eu revenir. Je puis désormais joindre sans embarras ma voix a celle du publie pour reconnu lire que, parmi les murages de cette importance, il e» est peu qui témoignent a ou plus liant degré du savoir, de la sagacité, de. la patience de son auteur. Partout se montre le botaniste consommé, imbu des meilleures doctrines. l'élève de .Miidicd, devenu sou émule dans les details délicats de l'analyse, l'adversaire déclaré de l’â-peu-près, ie latiniste exercé. Chacun (le nous a
Downloaded by [5.189.207.176] at 22:17 04 June 2016