‹ Illustrations de la Flore du CongoChapitre 101 sur 174 · PLANCHE LVII · texte numérisé non relu

PLANCHE LVII

UVARIA MOCOLI De Wild. et Th. Dur. Contributions à la flore du Congo I (1899) p. 3 (Ann. Mus. du Congo, Bot. sér. 2, I [1899] p. 3).

Arbrisseau grimpant, à rameaux épais, à écorce noirâtre ponctuée de blanc. Feuilles courtement pétiolées de 14 à 24 cm. de long et de 6 à 9 cm. de large, ovales ou oblongues elliptiques, assez brusquement acuminées au sommet et plus ou moins arrondies à la base, luisantes sur la face supérieure, nervures principales au nombre de 15 environ de chaque côté de la nervure médiane, proéminentes sur la face inférieure, s’anastomosant en arc vers le bord de la feuille et anastomosées transversalement entre elles par des nerviles proéminentes sur la face inférieure, pétioles épais, de 7 mm. environ de long. Fleurs extra axillaires, fasciculées par quatre ou cinq sur les vieux rameaux, à sépales connés en une cupule de 12 mm. environ de diamètre, velue, roussâtre, 6 pétales de même longueur, charnus, rosés, ovaleselliptiques, rétrécis à la base, cunéiformes au sommet, de 18 mm. environ de long et de 8 em. de large, velus. Étamines nombreuses, d’un rose brunâtre, à anthères presque aussi longues que le filet, à connectif épaissi, et à loges linéaires, latérales, filet tronqué au sommet. Ovaires nombreux, dépassant légèrement les étamines, surmontés d'un style tronqué en forme de plateau; ovules latéraux sur un rang.

Environs de Lukolela, mars 1896 (Alfr. Dewèvre).

OBs. — Le Mocoli, nom appliqué à l’Anonacée dont Dewèvre a récolté un échantillon, sert à confectionner des lacets que les indigènes emploient pour capturer les animaux; c’est une liane qui appartient au groupe peu nombreux des espèces du genre Uvaria dont les sépales sont soudés en un calice cupuliforme; elle se rapproche donc des Uvaria Chamae P. Beauv. et angolensis Welw., mais sans pouvoir être confondue avec eux. LU. Mocoli diffère de l'U. Chamae par le calice plus fortement cupuliforme, à lobes nuls ou très faiblement marqués, par la forme et la grandeur des feuilles; il se distingue de l'U. angolensis Welw. par les feuilles et par la structure des étamines dont le filet se termine brusquement au-dessus des loges polliniques. Il faut aussi que nous attirions l'attention sur la couleur des fleurs de notre Uvaria. La couleur rose chair des pétales n'existe chez aucune des espèces

décrites, une coloration analogue semble exister chez une espèce que M. Oliver n’a pas dénommée, mais qu'il a sommairement décrite (F1. trop. afr. I p. 23), et chez laquelle les pétales blancs seraient maculés intérieurement de pourpre; malheureusement l'échantillon de la plante récoltée par Mann, à Fernando-Po, est trop imparfait nous ne pouvons donc discuter l'affinité de l’'U. Mocoli avec cet Uvaria.

Fig.

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