‹ Illustrations de la Flore du CongoChapitre 113 sur 174 · PLANCHE LXIV · texte numérisé non relu

PLANCHE LXIV

XYLOPIA WILWERTHII De Wild. et Th. Dur.

Contrib. fl. Congo I (1899) p. 5 (Ann. Mus. Congo Bot. sér. 2, I [1899] p. 5.

Arbre ou arbrisseau à rameaux jeunes velus ainsi que les pétioles, devenant glabres avec l’âge. Feuilles ovales, assez longuement acuminées, obtuses et légèrement échancrées au sommet, de 18-27 mm. de large et de 5 à 9 cm. de long, pétiolées, à pétiole court, de 2 mm. environ de long, à limbe coriace, luisant sur la face supérieure, plus pâle en dessous qu'au-dessus, nervures latérales assez nombreuses, réticulées avec-les nervures secondaires et anastomosées en are vers le bord de la feuille, légèrement proéminentes à la face inférieure. Fleurs axillaires, solitaires, longuement pédicellées, à pédicelle dressé, de 15 mm. environ de long, bractéolé, à bractéoles petites, au nombre 2 à 3 dans la moitié supérieure du pédicelle. Bouton ovoiïde-allongé, renflé à la base. Calice à 3 lobes, triangulaires, de 4 mm. environ de long. Pétales au nombre de 6, sur deux rangs, valvaires, entourant en général assez fortement les organes reproducteurs. Pétales extérieurs linéaires, de 2,5 cm. environ de long, légèrement dilatés et concaves à la base, de 3,5 mm. de diamètre ; pétales intérieurs un peu plus courts que les extérieurs, de 18 mm. environ de long, onguiculés à la base, élargis au niveau des étamines, lancéolés et de 2,5 mm. environ de large vers le milieu du limbe. Étamines nombreuses, petites, celles du rang extérieur staminoïdales, les internes pollinifères, à 2 loges, à connectif prolongé au delà des loges, obtus, à filet court, élargi. Torus concave renfermant les ovaires, elliptiques, velus, surmontés de styles allongés, divisés profondément en deux stigmates ; stigmates formant par leur agglutination un pinceau qui dépasse seul la cavité du torus et les étamines.

Upoto, 1896 (Capt. Wilwerth).

OBS. — Le genre Xylopia, créé par Linné, est représenté au Congo par plusieurs espèces. La plante que nous a rapporté M. le Capt. Wilwerth, de son second voyage au Congo, et qui lui

a été dédiée, présente de l’analogie avec le Xylopia acutiflora Rich. (Unona acutiflora Dun. — Coelocline acutiflora DC.). Mais chez cette dernière espèce, comme on peut le voir par l'examen des dessins qui accompagnent les mémoires de Dunal et d'Alph. De Candolle, les fleurs sont sessiles ou subsessiles. M. Oliver sépare dans la Flore de l'Afrique tropicale (1), le Xylopia acutiflora Rich. des autres espèces du genre par la présence d’un pédicelle floral de 3 à 6 lignes, c’est-à-dire de 6 à 12 mm. environ de long. Il y a donc opposition entre les figures de Dunal et de De Candolle et la description de M. Oliver. En présence de cette divergence nous avons prié M. C. de Candolle de bien vouloir comparer notre plante au type étudié par A. de Candolle, et son avis a été favorable à notre idée de considérer la plante récoltée par M. Wilwerth comme une espèce nouvelle, car elle diffère de l'Unona acutifiora par la pubescence des rameaux formée de poils allongés, par les feuilles plus longuement acuminées et légèrement échancrées au sommet.

Nous tenons à faire remarquer qu'il y a entre la description que nous avons donnée plus haut et celle qui à paru dans les « Contributions à la flore du Congo + une légère différence dans les mensurations des pétales. Les données numériques de notre première description étaient un peu en dessous de la réalité.

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