‹ Illustrations de la Flore du CongoChapitre 121 sur 174 · PLANCHE LXVIII · texte numérisé non relu

PLANCHE LXVIII

SAKERSIA LAURENTII Cogn.

in De Waild. et Th. Dur. Contrib. fl. Congo I (1899) p. 23 (Ann. Mus. Congo Bot. sér. 2, I [1899] p. 23).

Arbrisseau à rameaux assez robustes, d’un gris brunâtre, non épaissis, mais garnis de soies allongées, nettement tétragones aux nœuds à l’état jeune, et garnis de même que les pétioles et les pédoncules de soies courtes, épaisses et fortement apprimées, devenant obscurément tétragones, glabres et lisses avec l’âge. Pétioles assez orêles, de 1,5 2,5 cm. de long. Feuilles étalées ou plus ou moins réfléchies, rigides, à 5 nervures principales, d'un vert intense sur la face supérieure, d’un vert grisâtre à la face inférieure, de 7-10 cm. de long et de 4-5,5 em. de large, ovales, brusquement et très courtement aiguës, arrondies ou rarement à peine émarginées à la base, à poils raides épars sur les deux faces, surtout sur les nervures. Inflorescence paniculée; panicule largement pyramidale, multiflore, de 1-1,5 em. de long, à rameaux étalés ou étalés-dressés, assez ramifiée. Calice campanulé d'un brun foncé, arrondi, à peine contracté vers le sommet, de 5 mm. environ de long et de la même largeur environ au sommet, à limbe obscurément 4-lobulé, couvert de soies courtes, renflées à la base, longuement acuminées au sommet, apprimées, papilleuses. Pétales rouges, étroitement obovales ou ovales, arrondis au sommet, atteignant presque 1 em. de long. Étamines exsertes, blanches, de 8-9 mm. de long, les alternatipétales et oppositipétales presque semblables, à loges ondulées, recourbées au sommet. Ovaire ovoïde, réuni au calice par des cloisons, muni au sommet de soies courtes, entourant une sorte de cavité dans laquelle s’insère le style dressé, indivis, de 1,5-2 cm. de long. Fruit capsulaire, à 4 loges, à graines nombreuses, insérées sur un placenta central.

Forêt à Bumba, 15 février 1896 (Ém. Laurent).

Ogs. — Le Sakersia Laurentii que M. A. Cogniaux a étudié sur les matériaux qui ont

servi à faire la planche ci-jointe, ressemble au Barbeyastrum corymbosum Cogn., mais il n’est pas difficile de différencier ces deux espèces, car l'ovaire du Barbeyastrum est surmonté de quatre longues écailles bifides et ciliées qui manquent dans notre plante, comme le montrent les . figures 4, 10 et 11; elle est seulement munie de quelques poils rigides garnissant les bords de la cavité dans laquelle s’insère le style.

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