PLANCHE LXXVII
THOMANDERSIA HENSII De Wild. et Th. Dur.
in Th. Dur. et De Wüld, Mat. fl. Congo IV (1899) p. 31 (Bull. Soc. roy. de Bot. de Belg. XXXVIIT, 2 [1899] p. 108).
Arbrisseau de 1 à 2 m. de haut, à rameaux d’abord légèrement velus à l’état jeune, mais devenant rapidement glabres. Feuilles ovales-elliptiques, pétiolées, brusquement et étroitement acuminées au sommet, à acumen de 6 à 8 mm. de long et de 1,5 mm. environ de large, cunéiformes à la base, coriaces, luisantes sur la face supérieure, plus pâles sur la face inférieure, opposées, les deux feuilles de la paire égales ou très peu inégales, de 6 à 11 cm. de long et de 2,5 à 4,5 cm. de large, à pétiole de 12 à 25 mm. de long. Rameaux supérieurs dichotomes, terminés par des racèmes simples de 10 à 15 em. de long; bractées florales de 1 mm. de long, aiguës. Fleurs opposées, verticillées ou éparses, subsessiles. Calice campanulé, renflé unilatéralement, de 2 mm. environ de long, à 5 lobes, triangulaires-aigus, de 1 mm. environ de long, accrescents et atteignant après la floraison 3,9 mm. de iong. Corolle blanche, à tube à base subgibbeuse, presque cylindrique, courtement velu à l’intérieur, de 8 mm. environ de long, à limbe 5-lobé, bilabié, à lobe postérieur courtement bilabié, de 4 mm. environ de long, à lobe antérieur trilobé, de G mm. environ de long. Étamines presque incluses, à filaments soudés avec le tube, glabres dans leur partie libre, à anthères jaunes, biloculaires, à grains de pollen de 31 à 38 & de diamètre, à 4 ou 5 pores. Ovaire subglobuleux, biloculaire, terminé par un style grêle ne dépassant pas les étamines, courtement bilobulé au sommet, de 5,5 mm. de long. Capsule elliptique-arrondie, comprimée, se lignifiant, de 11 mm. environ de long et de 7,5 mm. de large, non contractée en pédicule; graines au nombre de 2 dans chaque loge, ovoïdes-elliptiques, écailleuses.
Coquilhatville, 5 février 1896 (Alfr. Dewèvre); Bangala, mai (Hens, sér. C, n. 113). OBs. — Comme nous le disions dans les « Matériaux pour la flore du Congo » (loc. cit.,) nous avons
hésité longtemps avant de considérer cette plante comme nouvelle. Le Thomandersia Hensii est très JANVIER 1901 | 20
voisin du 7. laurifolia (Anders.) Bail. tel qu'il est décrit par Bentham et Hooker dans le tome II du Gen, PI, p. 1093 et par Bentham dans les Icones plantarum XIII, p. 8; mais le 2!, Hensti diffère fortement de la plante figurée, tab. 1209 des Icones. Outre les caractères tirés des feuilles, qui semblent très variables chez les espèces de ce genre, comme la déjà fait ressortir Bentham, notre plante possède des fleurs blanches et non rouges ou brunes et des graines qui tout en étant non müres se montrent nettement écailleuses; celles du T. lawrifolia seraient rugueuses. La ramification de la plante dont les épis floraux, jamais latéraux, terminent les branches où occupent le centre de la dichotomie, et l’aplatissement des rameaux à la naissance de ces dichotomies donnent à notre plante un port particulier.