‹ Illustrations de la Flore du CongoChapitre 145 sur 174 · PLANCHE LXXX · texte numérisé non relu

PLANCHE LXXX

PERISTROPHE DEWEVREI De Wild. et Th. Dur.

in Th. Dur. et De Wild. Mat. fl. Congo IV (1899) p. 26 (Bull. Soc. roy. de Bot. de Belge. XXX VIII, 2 [1899] p. 103).

Plante herbacée, à rameaux plus ou moins nettement hexagones, glabres, renflés au-dessus des nœuds. Feuilles ovales, cunéiformes-aiguës au sommet, subobtuses ou subarrondies à la base, de 2 à 5 em. de long et de 1,5 à 4 cm. de large, pétiolées, à pétiole de 2 à 15 mm. de long. Inflorescences axillaires, pédonculées, à pédoncules dichotomes, munis de bractées étroites, de 2 à 4 mm. de long, aiguës; capitules uniflores, pédicellés, pédicelles à villosité éparse, de 6 à 30 mm. de long; involucre commun monophylle, à villosité éparse, de 10 à 12 mm. de long et de 1,5 à 4 mm. de large, dépassant légèrement les autres bractées, folioles de l’involucre propre inégales, de 8 à 9 mm. de long et de 1 mm. environ de large, linéaires-lancéolées, acuminées, membraneuses, entourant deux fleurs dont une avortée. Calice plus court que l'involucre, quinquéfide, divisé au delà de la moitié, de 4 à 6 mm. de long. Corolle d’un rose carminé, de 16 mm. environ de long, pubescente, à lèvre supérieure ovale, parfois obscurément bidentée, de 8 mm. environ de long et de 2,5 mm. dé large, à lèvre inférieure elliptique, tridentée au sommet, à dents petites, obtuses, de 9 mm. de long et de 1,5 mm. environ de large. Étamines à peu près aussi longues que la corolle, divergentes, à loges de l’anthère distantes. Ovaire elliptique à 2 loges biovulées, surmonté d’un style grêle aussi long que les étamines, à stigmate bilobulé. Capsule pédicellée, velue, de 8 mm. environ de long et de 2 mm. de large, contenant 4 graines noires, arrondies, comprimées, courtement échinulées.

Zobi, 18 août 1895 (Alfr. Dewèvre).

Ogs. — Le Perislrophe Dewevrei est voisin du P. bicalyculala Nees, mais la forme et la grandeur de la feuille involucrale permettent de distinguer aisément les deux espèces ; chez le P. bicalyculala, cette feuille est étroite, dépasse assez longuement les bractées internes et atteint généralement deux fois la longueur de ces dernières ; par contre chez le P. Dewcevrei, comme le montrent nettement les détails de la figure 1 et la figure 2, la feuille involucrale est à peine plus longue que les bractées internes

pendant la floraison; après la chute de la corolle elle les dépasse assez nettement, mais sans jamais atteindre le double de leur longueur, elle est en outre beaucoup plus large. Les larges bractées de l'involucre donnent à la plante de Dewèvre un aspect très particulier qui ne permet pas non plus de la confondre avec le P. bicalyculata.

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