PLANCHE LXXXII
DUVERNOYA DEWEVREI De Wild. et Th. Dur.
in Th. Dur. et De Wüld. Mat. fl. Congo IV (1899) p. 25 (Bull. Soc. roy. de Bot. de Belg, XXX VII, 2 [1899] p. 102).
Plante herbacée de 60 à 70 cm. de hauteur, à rameaux cylindriques, légèrement pubérulents et contractés un peu au-dessus des nœuds. Feuilles pétiolées, oblongues, assez brusquement rétrécies vers la base, celle-ci arrondie ou subcordée, acuminées au sommet, aiguës, glabres sur la face supérieure, courtement pubescentes sur les nervures de la face inférieure, de 3 à 9 cm. de long et de 1,5 à 4 cm. de large, pétiolées, à pétiole de 6 à 26 mm. de long, courtement velu ; nervures latérales au nombre de 6 à 7 de chaque côté de la nervure médiane, proéminentes à la face inférieure. Inflorescences en dichotomies disposées à laisselle des feuilles supérieures souvent réduites, bractéiformes, formant une panicule de 4 à 12 cm. de long, bractéoles petites de 2 mm. environ de long, velues. Fleurs courtement pédicellées, à pédicelle de 1 mm. de long. Calice à 5 lobes égaux, linéaires, de 5 mm. environ de long. Corolle bilabiée, de 11 mm. de long, à tube subeylindrique de 7 mm. de long et de 2 mm. environ de large; lèvre supérieure blanche striée de rouge, de 6 mm. environ de long, bidentée au sommet, dressée, de 4 mm. environ de large, lèvre inférieure 3-fide, étalée à angle droit, d’un blanc verdâtre, de 5 mm. environ de long, à lobes presque égaux. Étamines libres à partir du sommet du tube, plus courtes que la lèvre supérieure, à anthères biloculaires, à loges disposées sur deux niveaux et appendiculées à la base : loge inférieure à appendice de 0,5 mm. de long, celui de la loge supérieure toujours beaucoup plus court, parfois nul. Ovaire elliptique, velu, incomplètement biloculaire, à loges biovulées, entouré à la base d’un disque cupuliforme à bord lobulé, surmonté d'un style aussi long que les étamines, à stigmate légèrement capité. Fruit inconnu.
Bassan-Kussu, février 1896 (Alfr. Dewèvre).
OBS. — La plante dont nous donnons ci-contre la figure, paraît cultivée par les indigènes ; les feuilles rapées et jetées dans l’eau servent, dit Dewèvre, à prendre le poisson. Le Duvernoya Dervevrei semble très voisin du D. Stuhtinanni Lindau {1); notre plante pourrait peut-être se rapporter
à une espèce indéterminée que Johnston à observée au Congo et qui se différencierait du D. Stuhimanni par la grandeur du calice, un des caractère qui sert à séparer notre plante de cette dernière espèce.