‹ Illustrations de la Flore du CongoChapitre 159 sur 174 · PLANCHE LXXXVII · texte numérisé non relu

PLANCHE LXXXVII

CISTANTHERA DEWEVREI De Wild. et Th. Dur.

in Th. Dur. et De Wild. Mat. fl. Congo VI (1899) p. 4 (Bull. Soc. roy. de Bot. de Belg. XXXVIIT [1899] p. 175).

Arbre de petite taille, à rameaux jeunes tomenteux, roussätres, à poils étoilés ou fasciculés, devenant ultérieurement glabres, cylindriques. Feuilles alternes, ovales, elliptiques ou obovales, cunéiformes ou plus où moins arrondies à la base, plus ou moins brusquement acuminées au sommet, à acumen apiculé, pétiolées, à pétiole roussâtretomenteux, de 5 à 12 mm. de long, glabres sur la face supérieure ou éparsement velues sur les nervures principales, luisantes au-dessus, éparsement velues sur la face inférieure, principalement sur les nervures. Nervures non proéminentes au-dessus, légèrement proéminentes en dessous, anastomosées en arc avant d'atteindre le bord, de 4,7 em. de long et de 1,3 à 3,5 em. de large; stipules allongées de’7 mm. environ de long, rapidement caduques. Inflorescences axillaires, formées de 2 ou 3 fleurs ou en fascicules, subterminales, pédonculées, à pédoncules plus longs que les pétioles et bruns-tomenteux comme eux. Fleurs hermaphrodites, odorantes, pédicellées, à pédicelle de 5,7 mm. de long, articulé vers le milieu et légèrement renflé au niveau de cette articulation; sépales au nombre de 5, libres entre eux, valvaires, d’un vert jaunâtre et velus extérieurement, à poils étoilés, de 7 mm. environ de long et de 2,5 mm. environ de large, ovales, lancéolés-subaigus, pétales au nombre de cinq, alternatisépales, fortement contournés et imbriqués dans la préfloraison, obovales-elliptiques, un peu irréguliers, de 9 mm. environ de long et de 3-4 mm de large, plus ou moins charnus, glabres, libres; étamines au nombre de 15, par 9 groupes de 3, oppositisépales, à filaments très courts, à anthères lancéolées-allongées, de 2 mm. environ de long, à connectif plus ou moins apiculé, à déhiscence longitudinale ; staminodes internes au nombre de 5, oppositipétales, allongés, environ deux fois aussi longs que les étamines, de 5,6 mm. de long et de 0,4 mm. de large; ovaire sessile,

à » loges biovulées, à 5 côtes, velu extérieurement, surmonté de 5 stigmates verts, aussi longs que l'ovaire.

Monsembe, avril 1896 (Alfr. Dewèvre).

OBs. — Le Cislanthera Dererrei se rapproche fortement, comme nous l'avons fait remarquer dans les « Matériaux + (loc. cit. p. 5) du C. kabinguensis, décrit par M. le prof. K. Schumann, du Jardin botanique de Berlin, sur un échantillon rapporté des bords du Sankuru par M. le prof. Ém. Laurent. Si nous Comparons la description très sommaire de M. K. Schumann (in Engl. et Prantl Natürl. Pflanzenfum. Nachh:. p. 234) avec celle que nous venons de donner, on ne remarquera guère de différence, mais en comparant les échantillons, on voit certains caractères qui frappent et militent en faveur d'une distinction spécifique. L'échantillon authentique du C. kabingaensis est en fleurs, de même que ceux qui nous ont servi pour faire la description de cette nouvelle espèce, ils sont donc comparables, Tandis que la plante de M. Laurent possède des feuilles longuement pétiolées, à pétioles de 2,5 à 3 cm. de long, des feuilles variant entre 6,5-8 em. de long et 3-3,5 cm. de large, chez le C. Dewevrei, les pédicelles atteignent au maximum 12 mm. de long cetäles fleurs sont plus petites. Les sépales mesurent 1 em. environ de long et ne sont pas dépassés par les pétales chez le C. kabingaensis, tandis que chez le C. Dewevrei les pétales sont nettement plus longs que les sépales. Le C. habingaensis: serait, d'après les notes de M. Laurent et d'après des observations de Dewèvre, un arbre élevé, très touffu, tandis que le C. Dewevrei aurait un tout autre aspect, car il ne forme

qu'un arbre très peu élevé.

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