PLANCHE X
DISSOTIS HENSIT Cogniaux
in de- Candolle Monog. Phanerog. VII (1891) p. 372; Th. Dur. et Schinz Études sur la flore de l'État Indépendant du Congo, 1° partie p. 133 (Mém. Acad. roy. de Belg. LIII (1896) p. 133).
Arbrisseau de 1,5 mêtre de haut, à rameaux grêles, obscurément tétragones, à poils courts et épars. Feuilles membraneuses, étroitement ovales ou ovales-oblongues, 7-nerviées, finement serrulées et munies de quelques poils raides sur la face supérieure, ainsi que sur les nervures de la face inférieure, et présentant du reste une pilosité très courte et éparse, longues de 7 à 10 cm., larges de 3,5 à 5 cm. Panicule étroite, pauciflore, d’une longueur de 5 à 8 cm. Fleurs subsessiles, paraissant dépourvues de bractées. Tube du calice ovoïde, de 5 à 6 mm. de long, lobes du calice triangulaires-subulés, de moitié plus courts que le tube. Pétales d'un lilas foncé, de 7 à 8 mm. de long. Anthères grandes, longues de 4 mm. à connectif
prolongé sous les loges (2,5 à 5 mm.).
Pays des Bangala, 5 juin 1888 (Fr. Hens).
OBs. — Il y à près d'un demi-siècle que le célèbre botaniste anglais Bentham fit connaître la première espèce du genre Dissotis (in Hooker, Niger Flora (1849) p. 346). C’est un genre essentiellement africain comptant environ trente deux espèces réparties de la Sénégambie à Natal et au Transvaal et de l’Abyssinie à l’Angola, la contrée qui en renferme le plus. Le Congo en possède sept, les D. Hensii Cogn. (voir la planche), decumbens Triana, prostrata Triana, rotundifolia Triana, Brazzaei Cogn., Thollonii Cogn. et Zrvingiana Hook., mais il est certain que plusieurs
des espèces observées, soit dans l’Angola, soit dans le Congo français, se retrouveront dans les limites de l’État Indépendant.
Le Dissotis Hensii rappelle le nom du peintre anversois Frans Hens, dont le voyage, en 1888 (1), fut aussi profitable à la Botanique qu'aux Beaux-Arts.
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Fig. 10.