‹ Illustrations de la Flore du CongoChapitre 30 sur 174 · PLANCHE XVII · texte numérisé non relu

PLANCHE XVII

ACROSTICHUM LAURENTII Christ

in Th. Dur. et De Wild. Matériaux pour la flore du Congo, Fasc. I p. 48 (Bull. Soc. roy. de bot. de Belg. XXXVI, 2 [1897] p. 94).

Rhizome robuste, court, rampant, à écailles éparses, subulées, d’un brun noirâtre, émettant plusieurs frondes, les unes fertiles, les autres stériles. Stipes rigides, sillonnés, de 20 cm. et plus de long, à écailles nombreuses dans la partie inférieure, plus éparses dans le haut. Fronde stérile ovale-allongée, glabre, papyracée, d'un beau vert, de 20 à 50 cm. de long et de 12 à 15 cm. de large au milieu, largement pennée; lobe terminal constituant presque toute la fronde dans la plante jeune, de 20 cm. de long, et ovale-acuminé dans la plante adulte, profondément et obtusément lobé à la partie inférieure, à lobes largement décurrents à la base, à sinus arrondis. Pinnules latérales au nombre de 3 à 5 nettement séparées de chaque côté du rachis, de 5 à 12 em. de long et de 2 à 3 cm. de large, ovales-elliptiques, subobtuses ou parfois acuminées au sommet, atténuées inférieurement mais à base dilatée, décurrente. Nervures latérales flexueuses, distinctes, mais décomposées vers le bord, les secondaires formant des aréoles irrégulières, allongées présentant souvent des nervures incluses, libres, bifides. Fronde fertile beaucoup plus courte, plus étroite, longuement stipitée, pinnatifide et pennée, à lobes libres, obtus, et couverte de sores sur toute la face inférieure.

Lusambo, déc. 1895 et Bamanga (Lualaba), janv. 1896 (Ém. Laurent).

OBS. — Cette espèce est voisine de l’Acros{ichum gabonense Hook., dont elle diffère à première vue par les frondes tant fertiles que stériles grossièrement lobées et même pennées à la base, et par la nervation plus régulière.

C'est avec raison que M. H. Christ, de Bâle, a dédié cette belle espèce au distingué professeur de l’Institut agricole de l'État, à Gembloux. Pendant les deux voyages si fructueux pour la science qu'il à faits au Congo en 1893 et 1895, M. Ém. Laurent a collectionné les Fougères avec

un soin tout particulier, et c'est en grande partie, grâce à ses recherches, que la classe des Filicinées est déjà représentée dans l'État Indépendant par plus de cent espèces dont plusieurs tout à fait

nouvelles.

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