PLANCHE XXII
MSUATA BUETTNERI O. Hoffmann
in Ængl. ct Prantll, Die Natürlichen Pflanzenfamilien IV, 5 (1893) p. 388.
Plante frutescente, atteignant 1,5 m. de haut, à feuilles pétiolées, à pétiole
de 1 cm. environ de long, alternes, ovales-lancéolées, longuement atténuées à la base, dentées en scie, légèrement scabres, d’un vert foncé sur la face supérieure, plus pâles et velues sur la face inférieure, de 5,5 à 7 em. de long et de 2,5 à 3,9 de large; feuilles et parties jeunes des tiges à poils pédiculés, plus ou moins denses. Capitules florifères petits, de 3 mm. environ de large. Bractées de linvolucre sur deux rangs, ovales-acuminées, ciliées sur les bords, lâchement imbriquées d'environ 1 à 2 mm. de long. Corolle étroitement tubuleuse, campanulée, de 3,5 mm. environ
de long, à dents égalant le tiers de sa longueur. Akène de 1 mm. environ de
long à 5 côtes, surmonté de cinq dents égales, subulées, un peu plus courtes que l’akène.
Msuata (Buettner); bord du Stanley-Pool, 1888 (Fr. Hens); Lac Léopold I, mai 1892 (Fern. Demeuse).
OBS. — Le nom de ce genre est tiré du nom de la localité (Msuata ou Suata, rive gauche du Congo, en aval du confluent du Kassai) dans laquelle cette espèce a été découverte pour la première fois, vers 1885, par le botaniste allemand Rich. Buettner, lors de son grand voyage dans le Bas-Congo et le Congo central (1).
Le Msuata est un genre monotype, voisin des Æerderia, mais tandis que le M. Buetlineri est une assez grande plante frutescente, les Aerderia sont de modestes plantes herbacées. Ce n'est pas seulement par l'aspect extérieur que ces genres diffèrent : dans le Msuala le sommet de l’akène est simplement pourvu de cinq dents, tandis que chez les Æerderia l'akène est couronné par une véritable collerette scarieuse divisée profondément en huit écailles chez H. truncata Cass., presque entière chez le Æ. stellulifera Benth. sur plusieurs points de l’État Indépendant.
le je dernier à été rencontré
(1) Th. Durand et Schinz, Etudes sur la flore de l'État Indépendant du Congo, l'e partie, p. 42.
D'après M. O. Hoffmann, qui a sommairement décrit le genre Msuala dans les Natürlichen Pflanzenfamilien, ce genre aurait des fleurs blanches, mais d’après les notes prises sur le vif 8 Il par le peintre anversois Fr. Hens, elles sont lilas foncé.