‹ Illustrations de la Flore du CongoChapitre 59 sur 174 · PLANCHE XXXIV · texte numérisé non relu

PLANCHE XXXIV

HIPPOCRATEA CYMOSA De Wild. et Th. Durand (nov. sp.).

Liane de 3 à 4 mètres de haut, ramifications à écorce grisàätre, subcylindriques, olabres. Feuilles opposées, pétiolées, de 4,5 à 11,5 em. de long et 1,5 à 4,5 de large, ovales-oblongues, plus ou moins obtuses au sommet et à la base, entières ou à bord un peu serrulé, coriaces, d’un vert plus ou moins pâle, à côtes proéminentes, à nervures secondaires au nombre de 7 à 9, proéminentes sur les deux faces de même que les nervilles, et anastomosées en arc vers le bord de la feuille; pétiole de 1 à 1,5 cm. de long, à stipules caduques. Cymes florifères pendantes, pédonculées, plusieurs fois dichotomes, corymbiformes, généralement plus courtes que les feuilles, à pédoncules pubérulents. Fleurs pédicellées, pédicelles de 3 mm. environ de long, sépales arrondis, verts, pétales verts, de 5 mm. environ de long et de 1,5 mm. de large, ovales-lancéolés, apiculés, légèrement imbriqués; disque cupuliforme grisâtre ; étamines insérées dans le disque contre l'ovaire, filets élargis à la base, courts, portant une anthère rouge. Ovaire conique, à loges pluriovulées, stigmate entier, légèrement capité. Fruit inconnu.

Lukolela, mars 1896 (Alfr, Dewèvre).

OBs. — La petite famille des Æippocraléacées compte, d'après Loesener qui en a fait la monographie dans les Natürlichen Pflanzenfamilien, 3 genres et environ 150 espèces. Le genre Campylostemon, endémique dans l’Angola, est monotype. Les genres Salacia et Hippocratea ont par contre une aire fort vaste et se rencontrent dans toute la région tropicale de l’ancien et du nouveau monde. S

L'Hippocratea cymosa est, d'après les renseignements manuscrits de Dewèvre, une liane qui peut atteindre 3 à 4 mètres de hauteur et dont les grappes de fleurs vertes, à étamines rouges, font très bel effet. La nouvelle espèce du Congo est voisine de l'A. Xirki Oliv., mais elle en diffère surtout par la pubescence des diverses parties de la fleur et parce qu’elle possède un disque cupuliforme que l’on voit nettement dans les figures 4 et 5 de notre planche; ce disque manque chez un grand nombre d'espèces de l'Afrique tropicale; il existe chez l'A. parvifolia Oliv.

qui semble aussi avoir’ quelque affinité avec notre plante, mais ici un caractère important, le nombre des ovules contenus dans chacune des loges du fruit, vient différencier les deux espèces; les loges sont biovulées dans l’Æippocratea parvifolia et pluriovulées chez l'A. cymosa.

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