‹ Illustrations de la Flore du CongoChapitre 66 sur 174 · PLANCHE XXX VIII · texte numérisé non relu

PLANCHE XXX VIII

ROUREA FOENUM-GRAECUM De Wildeman et Th. Durand

in De Wild. et Th. Dur. Contributions à la flore du Congo I p. 18 (Annal. Mus. du Congo, sér. IV, I [1899] p. 18). ;

Arbrisseau non grimpant. Feuilles imparipennées à 5 folioles, à pétiole à villosité éparse, velues, folioles adultes de forme et de grandeur inconnues, se développant après les fleurs. Inflorescences en panicules ramifiées, pédonculées, pauciflores, généralement à 3 fleurs, à pédoncules et pédicelles glabres ou présentant quelques poils courts épars, pédoncules de 7 mm. environ de long, pédicelles de 12 à 20 mm. de long, munis à leur base de bractées ovales, scarieuses de 4 mm. environ de long et de 1,5 à 2 mm. de large, velues. Calice quinquépartite, à lobes largement imbriqués, largement ovales, arrondis, extérieurement glabres ou à poils courts et épars, ciliés sur les bords, de 1,7 à 2 mm. de large; pétales environ trois fois plus longs que le calice, de 7 mm. environ de long, blancs, longuement obovales, glabres; étamines au nombre de 10, toutes fertiles, 5 légèrement plus courtes’alternant avec les étamines longues ; 5 carpelles petits, très velus surmontés d'un style à stigmate en forme de plateau.

Boma, 6 octobre 1895 (Alfr. Dewèvre).

OBs. — La famille des Connaracées proprement dite compte seize genres, dont cinq sont représentés dans la flore congolaise (Agelaea, Rourea, Connarus, Manotes et Cnestis). Le genre Rourea appartient à la famille des Connaracées, sous-famille des Connarées; il comprend une cinquantaine d'espèces disséminées dans les régions tropicales de l'Asie, de l'Afrique, de l'Amérique et de l'Australie. On en connait déjà neuf au Congo, dont l’une, le À. énodora, a été figurée dans les zUustrations (1).

La forme des bractées et leur villosité, la forme des lobes calicinaux séparent ce Rowrea des espèces voisines.

Le À. Foenum-graecum que nous avons trouvé en fleurs seulement dans les collections d’Alfr. Dewèvre, et dont les feuilles ne se développent qu'après la floraison, possède une odeur de coumarine très accentuée. C’est ce caractère qui nous à surtout poussés à séparer spécifiquement la plante de Boma

() Cf. Illustrations de la Flore du Congo I p. 71, pl. 36.

des autres espèces du même genre; c’est aussi pour le rappeler que nous lui avons donné le nom spécifique de Fenu-grec.

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