PLANCHE XLII
ALVESIA ROSMARINIFOLIA Welwitsch
in Trans. Linn. Soc. XXVII (1869) p. 55 t. 19; Th. Dur. et Schinz Études sur la flore de l'État Indépendant du Congo 1° partie p. 229 (Mém. Acad. roy. de Belg. LIIT [1896] p. 229).
Sous-arbrisseau à tiges pérennantes, naissant en plus ou moins grand nombre d'une seule et même souche, à tige ligneuse, de 90 em. de 1,50 m. de haut, obtusément anguleuses, munies de poils courts, tomenteuses, densément feuillues, rameuses, à rameaux opposés. Feuilles opposées, lancéolées ou oblongues lancéolées, parfois presque linéaires, courtement aiguës, à bord réfléchi, entier, d'un beau vert sur la face supérieure, tomenteuses inférieurement, de 25 à 35 mm. de long et de 4 à 8 mm. de large, penninerves, à nervures proéminentes sur la face intérieure. Fleurs en verticilles de 6, à bractées ovales, obtuses, plus courtes que les pédicelles caduques, réunies en racèmes denses, ovoïdes, pyramidaux, puis allongés cylindriques souvent ramifiés. Pédicelles florifères de 4 à 6 mm. de long, les fructifères un peu plus longs recourbés au sommet. Calice de 4 à 6 mm. de long avant l’anthèse, fortement tomenteux à l'extérieur, nu à l'intérieur, à bords des lèvres densément ciliés, fimbriés. Corolle de 18 à 22 mm. de long, lâchement tomenteuse ou lanugineuse extérieurement, à l'exception du tube inclus, et nu intérieurement. Étamines à filaments soudés en grande partie à la corolle, anthères, ovaire et style glabres. Calice fructifère fortement accrescent,: vésiculeux-renflé, de 3 à 4 em. de long et de 15 à 25 mm. de large, ovoïde-elliptique, labre ou légérement pubérulent, d’un vert-violacé, sillonné de nervures lâchement réticulées, lèvres obtusément apiculées. Nucules généralement solitaires par suite d'avortement, rarement au nombre de deux, largement obovales ou globuleuses, sessiles, munies de glandes, petites, punctiformes et peu proéminentes, logées dans le fond du calice accrescent et portées sur un gynophore dont le bord supérieur entoure la base des nucules.
Stanley-Pool, 10 juillet 1888 (Fr. Hens, sér. B n. 88).
OBs. — Cette Labiée si curieuse a été découverte en 1857, par le botaniste autrichien Welwitsch, à Huilla dans l’Angola. Welwitsch l’a dédiée à un horticulteur portugais B. Ant. Alves; la description
en à été publiée ainsi que la figure dans le Sertum Angolense (1). Toutefois nous avons cru nécessaire de donner une nouvelle planche de cet A/vesia en attirant particulièrement l'attention sur les caractères . de la fleur avant l’anthèse. En effet on trouve des panicules florales sur lesquelles toutes les corolles
sont tombées et qui ne présentent plus que des calices accrescents ou des boutons tout jeunes, on pourrait alors croire que l’on se trouve en présence d’une espèce bien différente de celle de Welwitsch, à corolle courte et incluse dans le calice. Nous avons donné la représentation du calice et de la corolle à leur premier stade de développement; la planche du Sertum Angolense montre les stades ultérieurs.