‹ Illustrations de la Flore du CongoChapitre 79 sur 174 · PLANCHE XLV · texte numérisé non relu

PLANCHE XLV

DISSOTIS AUTRANIANA Cogniaux

in de Candolle Monog. Phanerog. VII (1891) p. 1180; Th. Dur. et Schinz Études sur la flore de l'État Indépendant du Congo, 1° partie p. 132 (Mém. Acad. roy. de Belg. LIIL [1896] p. 132) ; E. Gilg in Engl. Monog. Afrik. Pflanzenfam. und Gattung. II Melastomataceae (1898) p. 11 et 18.

Arbrisseau de 2 m. environ de haut, à rameaux assez grêles, les plus jeunes munis de poils longs, étalés ou réfléchis. Feuilles pétiolées, à pétiole longuement et densément velu, de 3 à 6 mm. de long, ovales, pointues, à base arrondie, à 7 nervures, à poils épars et apprimés sur la face supérieure, velues principalement sur les nervures à la face inférieure, de 6 à 10 cm. de long et de 4 à 6 cm. de large, à bractées extérieures presque foliacées, étroitement obovales plus ou moins aiguës et trinervées, de 3 à 3,5 cm. de long, à villosité éparse sur le dos, bractées intérieures scarieuses, glabres, plus courtes. Calice à tube oblong de 16 à 17 mm. de long, muni jusque vers le milieu de squames longuement sétuleuses-ciliées entourant le tube, glabre supérieurement, lobes triangulaires-lancéolés, plus courts que le tube, glabres, de 8 à 9 mm. de long. Pétales lilas, suborbiculaires, de 1,5 à 2 cm. de long. Anthères alternatipétales et oppositipétales légèrement inégales, les plus grandes plus ou moins fortement arquées, de 11 à 12 mm. de long, connectif prolongé de 5 à 7 mm. en dessous des loges polliniques, anthères petites presque droites de 8 à 9 mm. de long, à connectif peu prolongé sous les loges. Ovaire muni de deux anneaux de poils sétuleux vers le sommet, à style allongé, exsert, à stigmate non capité, légèrement poilu.

Forêts humides des environs de Lutété, 1886 (Fr. Hens).

OBS. — Ce joli Dissotis, dédié à M. Eug. Autran, le savant conservateur de l'Herbier Boissier- Barbey, a été découvert en 1886 à Lutété, par M. Franz Hens et publié dans son Herbier de plantes du Congo, série À n. 32, mais il est important de remarquer que sous ce numéro il a été distribué deux Mélastomacées bien différentes : le Tristemma Schumacheri Guill. et Perr. espèce déjà ancienne découverte d’abord en Sénégambie puis retrouvée sur divers points de l'Afrique tropicale, notamment au

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