‹ Images de la grandeurChapitre 105 sur 126 · III. Qu'il le trouve petit et misérable · texte numérisé non relu

III. Qu'il le trouve petit et misérable

Dans son cercueil il n'a qu'une grandeur : son iamobiliU. El c'est 1 moi qu'il la doit, pense Cromvreil; c'est moi qai iic cette vie pint vaine que le uble.

IV. Cromwell, det deux lalont, lient ani dallet kumidet, coaat une itaïue de fer ï ton tocle d'airain.

Il regarde de si haut ce mort,

Qu'k toui regard il le frappe, le lue cl le relue encore.

V • Elle ett à mes pied» l'abjecie rojauié ; et rien ne la reU*era.

Je tuii ton lieutenant, ô Seigneur, roi detarméet;

Et comme la droite arme la mienne, ce que je frappe eti ailerré.

Il te tail, le bavard frivole ; il ne se vante plut ; il ne mrnt plut : c'est la première fois.

Par ma voix lu l'avait averti, tu l'avais men^n- ^rjpnrur, de cette rigidité et de ce silence : mais il ne t'a pas entendi

L'incurable légèreté de celle vie tans Ime, il f^lUii U mort pour la fixer.

O Seigneur, par ma main quel coup impérial tu as frappé I

Humblement, Sabbaoïh, je te rends grlce de n'avoir choisi pour terrasser U levrette de Bélial, le prince de Babjrlone,

L'immonde rojrauié, cette câlin de l'opinion, qui se vend pour plaire, et qui prévarique pour durer.

VI. a Si le bourreau avait fui l'heure vengeresse, s'il t'était dérobé au devoir du billot,

Pour toi, Seigneur, j'aurais moi même saisi la hache.

Et je l'aurais moi même asséné, le coup juste dont tu prononças la sentence.

Et qui • découronné les mensonges d'Achab et de Sodome, biiards en Angleterre. Car, s'il le faut, aussi brutalement que l'on coudre le cuir, quand on le trempe dans la jusée, je mets la main sur ton ennemi. Seigneur, je lui abats la tèle, le prenant pur la barbe, et les poils tombent dans la mare des veines.

Merci k toi, Srifjucui, iu t ' >ui> l'oulil de (a

vengeance.

VII. « Tu uuii, v.,ii.ules Stuaii, ti j."ii. .4 |..t....tic foi' •■■^- ■»•.-> Tes lèvres plies ne s'ouvriront plus pour irompei

Car lu mentais sans cesse, rui de peu. Que j'eusse puni du fouei v^v '••-

, r^mr <•«

Et ihtui de ma fenne, ('il avait teulement iti mon Taict de charrue. .

VIII. ( Toute la laideur, que j'ai ai biea codduc, et <)M Jéovak d*te»te, —

Elle est peinte lur te« traits blémet par la mort, le peintre de Dieu —

Qui ne trompe point, et qui, comme les peintres decoar, se flatte pat.

IX. « Tu rougirais de ta gravité, si tu pouvais la voir : elle jure avec toi, et semble un de tes mensonges encore.

Tes lèvres sont flétries. Ton front est bas.

Et toute ta figure est une monnaie sans aloi.

Dont l'effigie est effacée par la débauche.

Il le reste du fard aux joues, et sous les jeux.

Tu t'es peigné, sans doute, tu t'es maquillé pour la mort f

Qu'avais tu besoin, mignon rojral, de ces cotmétiqact suprêmes ?

La mort voulait de toi, même si tu n'avais pas voulu d'elle :

Le Seigneur a béni ce mariage, et m'a choisi pour ton bettman.

Je t'ai donné. Tune changeras plus de maîtresse, Cbarfes.

Et i'espêre que tu rs d.imné. Car moi ir ne le bais point, si Dieu ne te hait. >

X. Par l'air épais et lourd, nn souffle glacial coamt q« cowW la flamme de la torche, comme la brise de mer pousse d'un seal cAté la crinière des chevaux sur leurs jeu, par vent du nord sur la roalc de Douvres.

El la lueur funèbre de l'aube filtra vers l'Orient, pareille k une taie.

Le fort Cromvtell, au large dos. i la large tête.

Regarda vers le ciel, et rêva .

Sur sa large face hllée, table de pieiie, pet(aji la lumière pro» fonde et fixe des deux jeux;

Et l'on eOt dit le froni tpacicax d'une ciudelle mariac, oii dardent jumelles les gueules des canons.

« L'aube Mt trille du plus beau jonr », ptnu Cromviiell, < dan» lotill»..

Du jour même où «ont te faire les funérailles du m^ntonge et du mal, les chert bouffons du diable. >

Le coq chanta. . le coq, (|ui j liii : • Ficuic ri ^nc ! • & Pierre. El Cromwell se souvint : Il revit la campagne d'Huntingdon, et les bonnes plaines, et les labours bruns, et les houblons, vigne velue des brumes, et la pieuse assemblée du soir, autour d'un livre, dans la salle, oii les bancs sont rangés sous les branches de houx. .

XI. Il fit porter le cercueil du misérable Siuart dans une chambre du palais.

Or, d'une gerbe de fleurs, que les Cavalière avaient réussi I lancer dans la cour.

Il prit un Ijrs admirable en grâce et en candeur, où ses jtux pensifs s'étaient posés.

Dans la terre fraîchement remuée pour dresser l'échafaud, et dans la place humide, là, rouge encore, où le Sluart abject avait répandu sous la hache, tout le sang de sa vie,

Cromwell, pensant aux champs où le Seigneur aime k parer luimême l'innocent rival qui vainc Salomon dans toute sa gloire,

Cromwell, courbant son large dos ceint de buffle, agenouillé sur les bottes noires, dont l'éperon brilLiii d'un sombre éclair k la clarté soupçonneuse du matin.

Récitant sa prière, Ditu al mon thâltau fort,

Cromwell, de ses mains gantées de cuir, et de ses bras cerclés

de fer,

Planta le beau Ijrs, palme candide des anget, dans la victoire.

— jîî —

Page 1