‹ Images de la grandeurChapitre 107 sur 126 · V. Seul, il se vit · texte numérisé non relu

V. Seul, il se vit

Seul, il était. Seul, il avait été.

Et Proméihée demeura sur son rocher.

VI. Enfin, de toutes parts, les hommes vinrent; et lew foale accourue empesta l'air des glaciers. Les crépuscules pun perdirent de Icar divine essence; et les cris les ravalèrent. Ce n'était plus qu'na iiUBvhe confus, où la lumière avait cessé de rêver; et le» ombres de la onil j dominèrent.

Car les hommes, d'une commune voii, injuriaient Proméibée, Blessés de son silence.

VII. Ils étaient offensés de son immobilité. N'avait il pas «aiaca les dieux? — Et pour qui? sinon pour eux, pour qui l'avait il fait? A quoi boa, relie victoire? — Pourquoi restait il sur son roc, comme s'il le regrettait? — N'aimait il plus les hommes? Oubliait il ce qu'il leur devait,

Puisqu'autrefois il les avait aimés ?

Aux pieds du géant, tournaient en bourdonnant tous ces insectes.

Et, à la longue, irrité, comme celui qui ne peut dormir, l'été.

Quand les moustiques vont et vieaneni, ea ronflaat, aatoar de ses tempes,

Prométhée laissa tomber son regard sombre sur \e o^npU bavard des hommes, et fit peser sur eux l'humeur du mépris,

Comme un ouragan.

VIII. La pluie noire du dégoât roulait sar ces tétet d1iOBa«*, ta oépitani. Mais ils ne craignent pas la pluie. Il dit, ea groadaai :

« Vil», que me voulez vous?

Ne me cloueriez vous pas sur la moniagee, si vom le peatiex? Et ne le sais je pas? Votre rédempteur, pourtant.

Qui m'a été plus ennemi que vous? Qu'avez vom fait poar aoi? Mais vous avez plutôt uavaillé k me paair, <|u'à vom rappeler, pear u«i de bien que je vous ai fait, tout le mal que je me fis.

— iJ8 —

Vout me deviez trop, pour ne pai vouloir m'oublier, A Tilt que voui tiei. .

Et peut être l'ivait je asiez pr^vu; et je n'en tu% pat arrêté. .

Mai», délivré de vout, détonnait, comme de mon tnpplicc, pour le moint, laittez moi.

IX. • Vout n'avez pat miche l'agonie, ni tucé le citron de l'ametluroe. Et je ne puis plut vout plaindre.

Vot morts tout trop petitet.

Pour que vout euttiez pan au repat révoltant où j'ai été lié, — il eût fallu qu'on vout forait de vout goûter, ï vous mémet; ou que vout y euttiez mordu, les unt let autret, k vot cceurt de rebut.

Car c'ett vout, petitt hommct, qui étet le fruit acide tout la dent, la sorbe jamait mûre.

Qui agace let gencivet, et qui toulève la peau moite de l'Ime d'un fritton.

Mais je me lais. Que ma bouche, pour vous, reste muette. .

De tet lévret brûlaotet, pour moi, que vout parle ma plaie! »

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