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VIII. Il vaut mieux être que créer

Et mieux vaut la vie que l'on a, que celle qoe l'on donne. Mais mieux vaut encore se l'dter.

Quand le Dieu en est li, c'est qu'il a vu le néant de sa divinité. La vie, qui se désire, n'est plus la vie : i peine si c'en est le rêve. Et c'est l'abime qui la possède. Prométhée, j'aime la saillie de (es vertèbres, le Caucase : j'aime ton silence; je viens k loi, comme le ciel sur ton front.

IX. O Prométhée, je ne te reproche plus l'Olympe dé(roi(, — et je ne suis pas ici pour me venger.

Je vois que, délivré, (u t'es rendu au roc, imp.issible, et que tu t'es couché, le voulant, sur le glacier. Or je suis venu où tu es.

X. Parle moi de toi même : Je l'écoute, penché. Parle moi de la vie.

Parle moi de ton tme splendide dans la nuit. Parle moi de loi seul, 6 Titan, que je me suis réservé pour confident de l'abîme. Parle enfin : de ta seule parole, je suis avide.

Li Titan.

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