XI. O Roi, mon cœur tremble d'une joie sombre
Ne m» trompes tu point' Et Athèna ne don elle pas P —
JifiTia.
Doutes tu? Non, Titan.
Vois U Mort qui surgit, tout armée de soa seia,
- atî -
G>mme elle mime, jadi», cetic Divine, ett voriie de mi léie, droite et casquée.
Athèna o'ett plut. Elle paraît dormir : Maii. .
TtTàM.
Gloire k toi, vrai Dieu!
JuriTi*.
Mais elle eit raorte.
TrTAM.
Ha, je suit ici pour mourir avec elle.
Jormi.
Indomptable puiuance, vrai fils de l'Océao, ]'j coapuit.
TiTAM.
Je suis Celui qui ne veut plus <tre.
JuriTia.
TitaD, pourquoi t'ai je vaincu?
Toi seul me pouvais être frère.
Je hais la victoire, depuis que je l'ai eue. C'est pour n'avoir pas été vainqueur, d'abord, que in fas l« plus grand.
TrTAK.
A toi de l'être. La victoire a tué le désir et la force de niacre; Mais la défaite a desséché la joie.
Le dégoût sans sommeil, le fruit de la Kieacr, Tu l'as ravi k la forêt par l'incendie; et aoi, je l'ai catilli a« tommet des jours, malheureux que ]»■ «»'^
Jurm.».
Tous deux, maintenant, notre bouche le crache.
le toi
moins.
TiTAM.
Il M plus imer qu« la mon, i tous les deux.
L* pulpe csi ilévot^e; le noyau de la don' ,
Ne litissc aux dcns qu'un monceau de cnu
JuriTiK.
Comme le mortel éphémère, que ne puis je dire, en embrutani
« Terre, terre, A large mère, endors le grand patient, L'homme. •
TrfAH.
L'acte, en moi, était un fauve i jedn, qui Uché sur la proie
Dévore.
Tu fis bien de me clouer sur le roc, Tjran. J'éuii ainsi, du
JurrriR.
Tu ne l'es plus.
TlTAM.
C'en est fait : Moi et toi, nous savons. C'en est fait.
JtfrrriH.
Oui, moi et toi.
Dis, que sommes nous? Deux intmis qui se dépouillent; Deux absolus qui se résorbent,
Deux ombres d'univers qui se contemplent en6n dans le miroir de la mcie commune.
Va, Titan : couchons nous.
Tous les dcuA >v ..cachèrent, El, comme alon ce fut la Nuit, Dans les hauteurs
lU chantèrent Ict Laudet de leur Néant, Le Péan nocturne.
Tous 1^ DEUX.
Mais, du moint, le Sommeil I Dor» entre nout, Athéna, Sublimité peniive.
Glacée,
Reste entre nous, 6 Grande
Inc orniDiitile.
Li >juc uu) )eux, à jamais, contemplent Celle pour qui nous sommes morts Plutôt, beauté sacrée, plutôt Qu'avoir été sans la créer.