‹ Images de la grandeurChapitre 81 sur 126 · VI. Jisut a II nauiée aux lèvres · texte numérisé non relu

VI. Jisut a II nauiée aux lèvres

Son ccFur palpite et se serre, et lui monte ï la boocbc.

Sa langue est brûlée d'une sécheresse anére.

Ses beaux chef eux lui frôlent les jones ; ils soat déoonés, feaillage de la jeunesse ; une mèche irrite la paupière de sa piqOre renoBveMc. J^sus, comme dans le sommeil, essaie le geste de ta rejeter.

Mais le clou qui rive sa main, lui déchire la chair.

Et la douleur est si cruelle, qu'il perd coonaissance, après avoir soupiré.

JÉSUS revient k lui. Et il se rappelle. .

La souffrance est plus rouge : tout le poids de ce corps l'eatratne sur ses pieds mutilés;

Ses paumes trouées craquent, et semblent près de rompre. .

La rosée tiède du sang coule de ses doigts, et les goaties tombent sur les flancs, avant de rougir la terre.

Le sang coule, et répand son odeur de lait

Le dégoilt onde aux lèvres de Jisos, et il s'évanouit encore.

Jésus retrouve les sens. Et il se rappelle . .

Il lui souvient des injures et des coups. Il entend les rires insultans et les cris de haine : A mort! A mort! Roi des Juifs* Barrabtt!

Il revoit le visage dur et les yeux clairs du Préteur romain, la toge blanche, et la tile rase qui écoute.

Il revoit le ricanant et maigre Judas, dont les jreux se de» tournent.

Il revoit Pierre qui pleure, plein de hoate, k gros saaglois, comme un berger; et Jnus pense lui sourire : t Piene. hoaaie siapk, console toi. *

Il revoit encore u mère, qui jamais ne le comprit, mais Ta nourri et l'a aimé. .

Et le lac délicieux, k l'ean si verte, sileacieax, ovvert le soir, comme un liseron au crépuscule, entre les monts de Galilée, coaverts d'arbres, de fraîcheur, et de doux mystère. . Et les oliviers gro.

Et, comme Jiscs, frémissant de fièvre, oavre les JMK,

Il aperçoit un vol faute de vautours,

Qui Ik htut lournoient, dias l'etptce brûUni, au dettos de u téie. La couronne au Roi dct Juift I Barrabat !

Set membret déchirés péteni du poids terrible de la haine mare, le» uns aux autres. A jamais! Comme l'on bréhe le fer au sabot du cheval, ils ont cloué tes pieds, Jbut, k l'arête du gibet; et tes jeunes flancs codent ;

Un engourdissement mortel en multiplie la charge ;

Et cette torpeur est traversée d'élancemeos aigus, qui percent Jlsus comme le coup de lance.

Déjk, il ne peut plus que frémir ;

Et la douleur est si violente qu'il demeure immobile. . O lac, Ik bas, le soir. . Et les oliviers d'argent, au clair de lune.

VII. Jési;s souffre la mort, — et ne la goûte pas encore. , « Mon Père », murmure t il dans son cœur.

• Père ! ■ balbutient ses lèvres plus sèches que l'herbe du Calvaire. Il invoque son Père, et la lumière divine qui n'insulte pas. Noire, une grosse mouche bourdonne près de son front, et se pose sur sa bouche, qu'elle pique ;

Jésus est pris d'un autre spasme de dégoût. Et il s'évanouit encore.

VIII. On l'appelle. . On rit. . On crie.. On le frappe sur les pieds. A son nom entendu, il rouvre encore les jreux.

Il ne reconnaît plus sa Passion; il a tout oublié. Il retrouve la vie et les hommes : il soulTre et ils insultent.

Il les convie k la lumière, et ils se battent dans la nuit. Il leur parle de leur Père ; et ils s'assassinent sur un cadavre ou sur un sac d'or.

Ils le hèlent avec injure. Mais la douceur suprême de ses jeux arrête l'invective sor leur bouche :

Ceux qui reçoivent ce regard — se taisent.

Et ceux Ik seuls osent poursuivre, et bafouent Jésus, qui, der> rière les autres, ne l'ont pas vu.

Puis tous s'en furent.

Quelques juifs s'approchèrent, disant : « Il sera mon ce soir, quand on allumera les lampes. Nous ponnoas prier Dieu. Bonnes Piques. »

Et, il» te retireot, «tcc des parole* dévoiei.

Seuls, les (roit soldait demearent en faction, au pied des croii.

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