‹ Imitation de Jésus-ChristChapitre 160 sur 312 · CHAPITRE XXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIV

Qu'il ne faut point s'enquérir curieusement de la conduite

des autres.

I . J.-C Mon fils, réprimez en vous la curiosité, et ne vous troublez point de vaines sollicitudes.

Que vous importe ceci ou cela? suivez^moV.

Que vous feit ce qu'est celui-ci, comment parle ou ag^it celui-là?

Vous n avez point à répondre des autres ; niais vous répondrez pour vous-même : de quoi donc vous inquiétez-vous?

Voilà que je connois tous les hommes ; je vois tout ce qui se passe sous le soleil ; je sais ce qu^il en est de chacun, ce qu'il pense, ce qu il veut, et où tendent ses vues.

* Joan. xxi, 22.

a62 l'imitation de Jésus-christ.

C'est donc à moi qu'on doit tont abandonner. Pour TOUS, demeurez en paix, et laissez ceux qui s agitent s agiter tant qu'ils voudront.

Tout ce qu'ils feront, tout ce qu'ils diront, viendra sur eux : car ils ne peuvent me tromper.

2. Ne poursuivez pas cette ombre qu'on appelle un grand tiom; ne desirez ni de nombreuses liaisons , ni l'amitié particulière d'aucun homme.

Car tout cela dissipe l'esprit et obscurcit étrangehient le cœur.

Je me plairois à vous faire 'entendre ma pt* rôle et à vous révéler mes secrets, si vous étiez^ quand je viens à vous, toujours attentif et^rét à m'ouvrir la porte de votre cœur.

Songez à l'avenir, veillez, priez sans cesse, et humiliez-vous en toutes choses.

RÉFLEXION

La grande affaire du chrétien est son saltit : c'est la y comme dit l'Apôtre , celte substance des biens q^ nous attendons * . Tout le reste n'est que vuiilé, et

' Hebr. xi, i.

uv. m, GHAP. xxiy. aâa

vmuêé umuen/dk ' , de laquelle l*hoinme idême oiW pas excepté par lïisprk aaint. Pourquoi iious inquiéter si fort de ce qui doit passer comme nous? Ce qui est condamué à finir peut-il être raisonnablement considéré comme notre fin? Abandonnons, donc à la providence de Dieu les cboses dlci-bas; et^ comme le roi prophète, faisons-nous une solitude^ y même au milieu du monde. Tous ces soins, tout ce trouble d^esprit, tous ces travaux ne nous seront comptés au dernier jour qu'autant que nous les aurons embrassés pour Dieu, et uniquement pour lui. Marthe j Marthe y disoit le Seigneur, vous vous empressez ^ et vous vous iroublez de beaucoup de soins; Marie a choisi la meilleure part, et elle ne lui sera point ôtée^.

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