LIV. III, CHAP. XL
gp^ce, et me réjouir de nouveau dans les con-^ solations que je recevrois de vous.
4. Grâces vous spient rendues, à vous de c^ui découle toutce qui m arrive de bien.
Pour moi, je ne suis devant vous que vanité et néant, qu un homme inconstant et fvafple. .
De quoi donc puis-je me glorifier ? Gomment puis-j e désirer qu on m'estî me ?
Seroit-ce à cause de mon néant? mais quoi de plus insensé?
Certes, la vaine gloire est la plus grande des vanités 9 et un m^ terrible, puisquelle nous éloigne de la véritable gloire, et nous dépouille de la ^prace céleste'
Car. dès que Thomme se complaît en lui* même, il commence à vous déplaire; et lorsqu il aspire aux louanges humaines, il perd la vraie vertu.
5. La vraie gloire et la joie sainte est de se glorifier en vous et non pas en soi; de se réjouir de votre grandeur et non de sa propre vertu ; de ne trouver de plaisir en nmle créature qua cause de vous.
Que votre nom soit loué et non le mien ; qgbn exalte vos oeuvres et non les miennes;
320 l'imitation de Jésus-christ.
que votre saint nom soit béni, et qu'il ne me revienne rien des louanges des hommes.
Vous êtes ma gloire et la joie de mon cœur.
En vous je me glorifierai , je me réjouirai sans cesse en vous et non pas en moi, si ce nesi dans mes infirmités \
6. Que les Juifs recherchent la gloire ifu'on reçoit les uns des autres ^'^ pour moi, je ne rechei^ cherai que celle qui vient de Dieu seuP.
Car toute gloire humaine, tout honneur du temps, toute grandeur de ce monde, comparée à votre gloire éternelle, est foUe et vanité.
O ma vérité, ma miséricorde, ô mon Dieu! Trinité bienheureuse! à vous seule louange, honneur, gloire, puissance dans les siècles des siècles.
RÉFLEXION
Qu avons-nous donc , déplorables créatures , dont nous puissions nous réjouir et nous glorifier? Quelle est la joie mondée qn à Tinitant même rafflicdoD ne puisse troubler r Quel est le corps brillant de jeo* nesse et de santé qui soit à IVbri des maladies qui
» II. Cor. XII, 5. — * Joann. v, 44* — ^ ^^'*'- A