‹ Imitation de Jésus-ChristChapitre 216 sur 312 · LIV. III, CHAP. XLIX · texte numérisé non relu

LIV. III, CHAP. XLIX

Là, tous les biens s ofiFrii^ont à vous sans que vous ayez à craindre de les perdre.

Là, votre volonté ne cessant jan»is d'être unie à la mienne, vous ne souhaiterez rien hors de moi, rien qui vous soit propre.

Là, personne ne vous résistera, personne ne se plaindra de vous, personne ne vous suscitera de contrariétés ni d obstacles; mais tout ce qui peut être désiré étant présent à-la-fois , votre ame, rassasiée pleinement, n embrassera quà peine cette immense félicité.

Là, je donnerai la gloire pour les opprobres^ soufiFerts, la joie pour les larmes, pour la dernière place, un trône dans mon royaume éternel.

Là, éclateront les fruits de lobéissance; la pénitence se réjouira de ses travaux, et Fhumble dépendance sera glorieusement couronnée.

7. Maintenant donc inclinez-vous humblement sous la main de tous, et ne regardez point qui a dit ou ordonné cela.

Mais si quelqu'un demande ou souhaite quelque chose de vous, qui que ce soit, ou votre supérieur, ou votre inférieur, ou votre égal, loin d'en être blessé, ayez soin de l'accomplir avec une affection sincère^

36o l'imitation de JÉSDS-CHWSt.

Que l'un recherche ceci, un autre cda; que celui-là se glorifie d'une chose, celui-ci d'une autre, et qu'il en reçoive mille louanges; pour vous, ne mettez votre joie que dans le mépris de vous-même, dans ma volonté et ma gloire.

Vous ne devez rien désirer, sinon que, soit par la vie , soit par la mort , Dieu soit toujours glorifié en vous ' ,

RÉFLEXION

11 semble entendre ici la voix du Sauveur lui* même : Vous croyez aux biens du ciel, dit-il à 1 anie chrétienne ; vous les desirez ; mais vos désirs trop impatients voudroient déjà les posséder sur cette terre, où vous navez été placé que pour travailler à vous en rendre digne. Achevez donc ce que votre foi a commencé. Cest la foi quia vaincu te monde^; et c*estpar elle que vous triompherez. Lorsque, par un prodige d'amour et par une miséricorde infinie, je suis descendu moi-^méme sur cette terre désolée, pour la sauver de la malédiction prononcée sur elle, je ne me suis point contenté de dire : Heureux les humbles ! heureux les patients ! heureux ceux qui souffrent pour la justice ^ ! mais je vous ai donné dans ma

' Philipp. I, 20. — * Joann. v, 4. — ^ Matth. v, 3, lo.

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