LIV. III, CHAP. LIX. 4l
poids de ses afflictions ; mais ils partageront avec lui leurs espérances. Uappelant au milieu d eux , et lui montrant le ciel : C est là, lui diront-ils, qu est notre force et notre consolation. Nous avons long-temps cherché , et aussi vainement que vous , avant d'avoir trouvé ce que nous cherchions. // est bon détre ici * ; et la grâce seule a pu vous y conduire. Restez-y donc avec nous ; élevons ensemble nos prières vers Vantenr de tout bien , pour que cette grâce , qu il nous a faite également à tous, ne nous abandonne pas. Souffrez et vous serez guéri , pleurez et vous serez consolé , renoncez à tout et vous obtiendrez le don de Dieu ', ce don qu'il a caché aux sages et aux prudents, et qu'il a révélé aux petits^ et aux humbles de cœur. Restez ici, ame affligée; ne vous fatiguez pas davantage à poursuivre le bonheur; il est au milieu de nous, autant qu'on peut l'avoir sur la terre : des cris de joie et de victoire retentissent sous la tente des justes^.
* Matt. XVII, 4* — * Joaan. iv, lo. — ^ Luc. x , 21. —
•* Ps. CXYII, i5.