LIV. ly, CHAP. XIII
d'être ujdi tout entier à tous, que mon cœur se détache de toutes les choses créées, et que, par la samte <H)mmuDion et la fréquente célébratîoD des divins mystères, j apprenne à goûter les choses du ciel et de TéterQÛié .
Ak ! Seigpieur mon Dieu , quand , m oubliant toul^à-fait>moi-mème, serai-je parfaitement uni à vous, et absorbé en vous?
Que je sois en vous, et vous en moi, et que cette union soit inaltérable !
2. Vous êtes vraioient mon bien-aimé, choisi entre mille ^^ en qui mon ame se complaît, et veut de„..„«r à jainaU.
Vous êtes le roi pacifique * ; en vous est la paix souveraine et le vrai repos; hors de vous, il n y a t]ue travail, douleur, misère infinie.
F^ous êtes* -ùraiment un Dieu caché; vous vous éloignez des impies, mais vous aimez à converser avec les humbles et les simples^.
O que votre tendresse est touchante ^ Seigneur y vous qui y pour montrer à vos enfants tout votre amour y daignez les rassasier d*un pain délicieux qui descend du ciel^l
' Cant. V, 10. — ' I. Paralip. xxii, 9. — ^ I«. xiv, i5. Prov. m , 3a. — 4 Offic. du S. Sacrem.
492 l'imitation ce jésûs-christ.
Certes, nul autre peuple, quelque grand qu^il soit , n*a des dieux qui s'approchent de lui ' j comme vous, mon Dieu ; vous vous rendez présent à tous vos fidèles , vous donnant vousmême à eux chaque jour, pour être leur nourriture, et pour qu'ils jouissent de vous, afin de les consoler et d'élever leur cœur vers le ciel.
3. Quel est le peuple, en effet, comparable au peuple chrétien? quelle est, sous le ciel, la créature aussi chérie que Famé fervente en qui Dieu daigne entrer, pour la nourrir de sa chair glorieuse ?
O faveur ineflFable! ô condescendance merveilleuse! ô amour infini, qui na été montré qu'à l'homme !
Mais que rendrai-je au Seigneur pour cette grâce, pour cette immense charité?
Je ne puis rien ofFrir à mon Dieu qui lui soit plus agréable, que de lui donner mon cœur sans réserve, et de m'unir intimement à lui.
Alors mes entrailles tressailliront de joie, lorsque mon ame sera parfûtement unie k Dieu !
Alors il me dira : Si vous voulez être avec
' Deut. IV, 7.