LIV. I, CHAP, XXIIL
Quand ^ndra cette dernière henre ,* vous commencerez à jnger tout autrement de votre YÎe passée , et vous gémirez amèrement d avoir été si négligent et si lâche.
4. Qn heureux et sage est celui qui s efibrce d être tel dans la vie , qu'il souhaite d'être trouvé à la mort!
Car rien ne donnera une si grande confiance dé mourir heureusement, que le parfait mépris du monde, le désir ardent d avancer dans la vertu, lamour de la régularité, le travail de la pénitence, Fabnégation de soi-même, et la constance à souffrir toutes sortes d adversités pour lamour de Jéèus-Ghrist.
Vous pouvez faire beaucoup de bien , tandis que vbus étef» en santé; mais, malade, je ne sais ce que vous ponirëz.
Il en est peu que la maladie rende mei]letil*s, conume il en est p^eu qui se satictifient par de fréquents pèlerinages.
5. Ne ccnoipitez point sur Vds amis ni sur tos pitNïfaes , 6t ne différez point votre salut dans lavènir, car les hommes voù^ oublieront plus vite que vous ne pensez.
Il vaut mieux y pourvoir de bonne heure et
8o l'imitation de Jésus-christ.
envoyer devant soi un peu de bien , que d espérer dans le secours des autres.
Si vous n'avez maintenant aucun souci de vous-même, qui s'inquiétera de vous dans l'avenir?
Maintenant le temps est d'un grand prix. f^oici maintenant le temps propice, voici le jour du salut ' .
Mais , ô douleur ! que vous fassiez un si vain usage de ce qui pour roi t vous servir à mériter de vivre éternellement!
Viendra le temps où vous désirerez un seul jour, une seule heure, pour purifier votre ame, et je ne sais si vous l'obtiendrez.
6. Ah ! mon frère , de quel péril , de quelle crainte terrible vous pourriez vous délivrer, si vous étiez à présent toujours en crainte , et en défiance de la mort!
Étudiez-vous maintenant à vivre de telle sorte qu'à l'heure de la mort vous ayez plus sujet de vous réjouir que de craindre.
Apprenez maintenant à mourir au monde, afin de commencer alors à vivre avec Jésus- Christ.
* II. Cor. VI, 2.