LIV. I, CHAP. XXIIL
RÉFLEXION
L'homme n'ignore point qae rien ne peut le soustraire à la mort, qu^eDe est presque toujours imprévue, souvent prématurée. Il voit chaque jour, à chaque heure, les ravages qu elle fait autour de lui ; et cependant il vit comme s'il ne devoit point mourir; et lorsque son tour arrive, Finsensé s'afSige sérieusement de ne pouvoir éviter ce qui étoit inévitable f Qnll s'afflige en effet, s'il na pas su employer, comme elle devoit 1 être, une>ie qu'il savoit devoir aboutir à la mort; mais, s'il a bien fourni sa course , qu'il se réjouisse; et, près de recevoir le prix qui l'attend au bout de la carrière, qull s'éerie avec l'Apôtre, et dans les mêmes transports de foi et d'espérance : Nous savons que^ si cette maison de terre et de boue, dans laquelle nous habitons , est détruite, nous avons une autre maison que Dieu nous a préparée au ciel, laquelle, n étant point bâtie de main et homme,, est étemelle et inébranlable \
' IL Cor. V, I.
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