LIV. II, CHAP. II. io
SI. Quand un homme s'humilie de ses défauts, il apaise aisément les autres, et se réconcilie sans peine ayec ceux qui sont irrités contre lui.
Dieu protège Fhumble et le délivre; il aime Fhumble et le console ; il s'incline vers Fhumble, il lui prodigue ses grâces, et après Fabaissement il Féléve dans la gloire.
Il révèle à l'humble tes secrets ; il l'invite et l'attire doucement à lui.
Quelque afFront qu'il reçoive, Fhumble est encore en paix, parcequ'il s'appuie sur Dieu et ' lion sur le monde.
Ne pensez pas avoir fait de progrès , si vous ne vous croyez au-dessous de tous les autres.
RÉFLEXION
n n y a point de plus grande marque d'humilité que cette soumission à ceux qui nous reprennent de nos fautes, et cette gratitude que nous leur en témoignons. Combien ne peuvent soutenir cette épreuve , et qui se croient humbles , parcequ'îls parlent sans cesse , mais vaguement , mais en général , de leurs foiblesses, de leur bassesse, de leur néant, s avouant infirmes, et repoussant ensuite la main qui veut
iio l'imitation de Jésus-christ.
sonder leurs plaies, et guérir leur infirmité! Ces humbles ne sont que des orgueilleux déguisés : // vaut mieux voir ses fautes^ dit saint Augustin, que toutes les merveilles de Funivers,