LIVRE I. CHAP. IX, — ^j
reuâes de pdcher, et peu à peu l'engage dans le àëré-, gicment. (^ue vos amis soient des personnes de piété, et d'une vie réglée et irréprochable, afin (jue leur exemple vous porte à la vertu , et vous éloigne du vice. Heureux ua Chrétien qui ne s'attache qu'à J.-C , à ses devoirs et à son salut, et qui, ne vivant que de Dieu seul et pour Dieu , commence de fnire dans le temps ce qu'il continuera de faire dans Téternild
PRIÉBE.
Faites, ô mon Jésus 1 que je vous aime plus que mes parens, plus que mes amis, et plus que moimême ^ que je m'applique à vous conilaître , à vous aimer et à vous imiter, afin que, m'accouturaant et oorome me faisant à vous , je ne sois point en danr ger, comme sont plusieurs Chrétiens, en paraian sant dcvant'Vt)tts un moment après ma mort, de paraître devant un Dieu inconnu, et que je n'aurais jar mais aimé; car, ne vous pas aimer dans le temps, c'est pour ne vous pas aimer dans Féternité : et, tout an contra ire, si je m'attache maintenant à vous aimer, j'ai sujet d'espérer que je vous aimerai toujours». O Dieu aimable i ô Dieu aimant! ô Dieu d'amour! faîtes que je vous aime, et que Je vous aime en Dieu, c^cst - à - duc j d'un amour à qui tout cède en moi. Ainsi soit-il