‹ Imitation de Jésus-Christ;Chapitre 35 sur 190 · LIVRE I. ClIAP. XIX. gC · texte numérisé non relu

LIVRE I. ClIAP. XIX. gC

moindrô omission dans ses exercices no se passe guère 'sans qu'on en souffre du dommage.

Les justes fondent plus leurs intentions sur la grâce de Dieu , que sur leur propre sagesse ; et , quelque chose qu'ils entreprennent, ils mettent toujours leur .confiance en Dieu. Car {'homme proposé, et Dieu dispose; et V homme nest pas le maître de sa voix. ( Prov. 16. 9. Jér. 10. 23. )

5. Si, par un motif de piété, ou pour le bien de son frère , Ion interrompt quelquefois les exerbices ordinaires, c'est un manquement qu'il est aisé de réparer dans la suite; mais, si par dégoût, ou par négligence , on s'accoutume à les quitter , c'est une faute considérable, et dont ou ressentira du préjudice.

Faisons tous les efforts dont nous sommes capables, nous ne laisserons pas encore que de tomb^ en beaucoup de fautes.

U faut toutefois se proposer quelque chose de certain , principalement contre lés défauts qui nuisent le plus â notre avancement. Nous devons examiner et régler également notre extérieur et notre intérieur , parce que l'un et lautre contribuent à notre progrès dans la piété.

. 4- Si vous ne pouvez pas vous recueillir continuellement en vous-même, faites-le donc de temps en temps, et au

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moins une fois le jour, le matin ou le soin

Proposez-vous au matin le bien que vous voulez faire dans le jour , et examinez-vous le soir sur votre conduite de la journée, et comment vous vous serez comporté dans vos paroles, dans vos actions et dans vos pensées; parce que vous y avez peut-être fait beaucoup de fautes contre Dieu et contre votre prochain.

Armez -vous, en homme courageux, contre les artifices du démon. Réprimez en vous Fintempérançe ,' vous en aurez plus de facilité à réduire toutes les autres inclinations de la chair.

Ne soyez jamais tout-à-fait oisif; mais occupez-vous à lire , ou à écrire , ou â prier, ou à méditer, ou à travailler à quelque chose qui regarde le bien commun.

Il faut cependant user de discrétion dans les exercices du corps, et ils ne conviennent pas également à tous.

5. Les pratiques ne sont pas com-^ munes, ne doivent pas paraître au de-* hors ; et il est plus sûr de s'acquitter en secret de celles qui nous sont particulières.

Gardez-vous bien néanmoins d'être lent pour vos devoirs communs, et trop prompt pour les dévotions singulières; mais, après avoir rempli parfaitement et fidèlement

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VOS obligations et vos devoirs , s'il vous reste du temps, employez-le pour vousmême , selon que votre dévotion vous y portera « . >d|k

Tous ne peuvent pas avoines mêmes exercices; celui-ci convient à lun, celuilà convient à l'autre. Il est bon même de^ les. diversifier selon le temps, parce que* les uns nous touchent plus dans les jours de Fêtes , d'autres dans les jours ordinaires.

Nous avons besoin des uns au temps de la tentation ,« et des autres quand nous sommes dans la paix et dans le repos.

Quelques-uns nous conviennent dans la j^ristesse; les autres, quand nous goûtons les consolations divines.

6. Il faut renouveler nos pratiques de piété aux approches des grandes Fêtes , et implorer avec plus de ferveur l'intercession des Saints. Il est à propos de nous disposer d'une Fête à une autre , comme si nous avions alors à sortir de ce monde pour parvenir à la Fête de l'éternité.

Ainsi notre plus grand soin doit être de nous y préparer, d'avoir une conversation plus sainte, et de nous acquitter plus exactement de nos observances régulières, comme si nous devions dans peu recevoir de Dieu la récompense de nos travaux.

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